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Qui est Raphaël PEREZ ?

Dr Raphaël Perez
Docteur en pharmacie, Nutritionniste, expert en santé naturelle et en jeûne

Coach de motivation et accélérateur de réussite

Consultation sur rendez-vous par téléphone ou visiophone (skype) depuis 2011.

Tél : 06-29-39-51-00
Mail : raphperez@free.fr

Description : suivis personnalisés pour obtenir une hygiène de vie et alimentaire plus respectueuse de son corps et de son mental

Séminaires de jeûne, de santé, de gestion du stress et libération des émotions

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 08:12

L’exposition toxique au bisphénol A pour combien de temps encore

Considéré officiellement comme non toxique jusqu’à une période récente, le bisphénol A (BPA) est aujourd’hui clairement reconnu pour interférer avec le fonctionnement hormonal de l’organisme. Le BPA fait partie de la famille des perturbateurs endocriniens, des molécules qui miment, bloquent ou modifient l’action normale d’une hormone. Par conséquent, les perturbateurs endocriniens perturbent le fonctionnement normal de l’organisme, mais aussi des descendants de l’organisme exposé.

Le BPA est un produit chimique très utilisé dans les plastiques et les résines. Il est fréquemment en contact avec des aliments ou des boissons. Suite à la révélation d’études scientifiques portant sur sa toxicité, des mesures ont été prises pour le retirer petit à petit des produits alimentaires. Les biberons ont été les premiers produits à voir la législation évoluer pour qu’ils ne contiennent plus de BPA.

Le BPA se trouve dans la plupart des récipients en plastique destiné aux fours à micro-ondes et à la conservation. Il tapisse aussi l’intérieur des canettes et des boites de conserves y compris les boites de lait en poudre pour bébé. Il recouvre également les systèmes de stockage et de transport d’eau (réseau de distribution d’eau et réservoir) et les cuves à vin. Les couvercles de bocaux, les capsules de bouteilles et les bouteilles en plastiques en sont couvertes. Bref, le BPA est partout.

De part son étroit contact avec les denrées alimentaires et les boissons, le BPA peut migrer en petites quantités jusque dans notre corps par le biais des aliments. La présence durable dans le temps de ces petites quantités provoque suffisamment d’interférence avec notre système hormonal pour favoriser le développement de problèmes de santé. Le véritable problème réside dans le fait que nous sommes quotidiennement exposés à ce perturbateur endocrinien. Les travaux scientifiques montrent que le BPA est lié à un risque plus important d’avoir un diabète de type 2, des problèmes de surpoids et d’obésité, des maladies cardiovasculaires, mais aussi troubles métaboliques, cancers, infertilité, maladies auto-immunes, fragilisation du système immunitaire, maladie d’Alzheimer… Ils montrent également que le BPA modifie l’expression de nos gènes, c’est-à-dire qu’il active, ralentit ou inhibe certaines fonctions de nos cellules. Cela implique une prédisposition au développement de certains cancers (sein, prostate…) et la résistance (moins bonne efficacité) à la chimiothérapie.

Les chercheurs du ministère de la santé Américaine ont écrit dans leur rapport de 2007 que « de faibles niveaux de bisphénol au moment du développement du corps peuvent provoquer des changements dans du cerveau, de la prostate, des glandes mammaires ainsi que l’âge de la puberté chez les filles » et qu’il y a « certaines inquiétudes quant à des effets sur le système nerveux et hormonal des fœtus, des nouveau-nés et des enfants avec les niveaux actuels du BPA se retrouvant dans l’alimentation. ».

La suppression du BPA dans les biberons en 2010 est un premier pas, suivi pour 2014 de son interdiction dans tous les contenants alimentaires. Le gouvernement énonce le principe de précaution. Pourtant ces mesures sont insuffisantes, tout d’abord vis-à-vis du BPA puis des perturbateurs endocriniens auxquels nous sommes exposés en général (les phtalates, les parabènes, le BHA, des pesticides organochlorés, les retardateurs de flammes bromés, le fameux Roundup, des dioxines…).

Bien que l’exposition principale au BPA provienne de la nourriture (environ 95%), le BPA présent dans l’eau n’est pas pour autant anodin. Plusieurs ONG dénoncent le risque potentiel de la libération de molécules de BPA dans l’eau de consommation. Des cas de présence de BPA issu des réseaux de distribution d’eau ont déjà été rapportés. De plus, très peu d’études sur ce type de pollution ont été réalisées et leur protocole est souvent insuffisant pour qu’elles soient prises en compte. Toutefois, au nom du principe de précaution, si facilement énoncé, doit-on attendre encore 5 ou 10 ans qu’un certain nombre d’études prouvant la présence de BPA soit effectué avant de prendre des mesures ou le gouvernement doit-il prendre rapidement des mesures ? Surtout qu’il faut avoir à l’esprit qu’entre le moment où les mesures seront prises et leur application à grande échelle pour remplacer le revêtement des réservoirs et du réseau de distribution d’eau, il faudra encore une à deux décennies. Dans ces conditions, il est anormale des laisser la situation traîner. Il est urgent de réglementer la présence de BPA dans les matériaux en contact avec l’eau potable.

Ensuite, les autres perturbateurs endocriniens ne sont pas à l’ordre du jour de la réglementation alors qu’ils sont la source d’autant de dégâts que le BPA. Pire encore, il est scientifiquement prouvé qu’il existe un effet cocktail. Les molécules telles le BPA ont fait l’objet d’étude toxicologique, mais il existe environ 100 000 molécules chimiques sur le marché. Toutes les molécules n’ont pas autant été étudiées que le BPA et les études réalisées avec plusieurs polluants mélangés sont extrêmement rares. Pourtant, l’effet cocktail est bien connu des scientifiques. Quel est-il ? Les molécules peuvent être toxiques à partir d’une certaine dose. Or l’effet cocktail se caractérise par des effets toxiques du mélange de molécules qui apparaissent à des doses inférieures aux doses toxiques de chaque molécule prise individuellement. Par conséquent, si l’utilisation du BPA devient plus réglementée, nous absorbons au quotidien des dizaines de molécules qui, en interagissant entre elles, peuvent modifier notre état hormonal normal.

La réglementation sur le BPA est une très bonne chose, mais elle ne doit pas faire oublier qu’elle ne représente qu’une goutte d’eau face à la pollution à laquelle nous sommes confrontés. Seule l’information objective et non anxiogène permet de modifier les comportements. Une fois informée, la pression de la population sur les autorités offre la possibilité d’obtenir de véritables améliorations.

 Source

Communiqué de presse Antidote Europe

Antidote Europe est une association à but non lucratif créée par des chercheurs issus du Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France) œuvrant pour une science moderne et responsable. Plus d'informations sur antidote-europe.org.

Pour aller plus loin :

Liste des perturbateurs endocriniens, présentée par The Endocrine Disruption Exchange (TEDX), http://www.endocrinedisruption.com/endocrine.TEDXList.overview.php

 

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