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Blog du Dr Raphaël Perez

"Prendre sa santé en main" "Créer une meilleure qualité de vie"

Le poids des calories 1ère partie

Les calories et le poids


Notre peur de prendre du poids et notre volonté d’en perdre focalise généralement toute notre attention sur les calories. Cela est-il bien justifié ? Sont-elles les grandes responsables de tous nos problèmes de poids ? Les calories alimentaires correspondent à l’apport énergétique que les aliments fournissent à notre organisme, mais leur impact sur notre poids est-il majeur ou simplement associé à de nombreux autres paramètres trop souvent négligés. Je vais répondre à cette question en donnant quelques petits exemples parmi lesquels beaucoup vont se reconnaître.

Qu’est-ce qu’une calorie ?

La calorie correspond initialement à une unité de mesure physique d’une quantité de chaleur. C’est l’unité qui détermine la quantité d’énergie qu’il est nécessaire de transmettre à un gramme d’eau pour augmenter sa température de 1°C.

Le domaine médical et nutritionnel a ensuite utilisé cette unité pour évaluer la quantité d’énergie dépensé par l’organisme dans différentes circonstances (repos, activités physiques ou intellectuelles, exposition au froid…) et la quantité d’énergie contenue dans chaque aliment en fonction de leur composition. Il est clairement établit que :

                1 gramme de protéines correspond à 4 kilocalories (kcal),

                1 gramme de glucides correspond également à 4 kcal,

                1 gramme de lipides correspond à 9 kcal,

                1 gramme d’alcool ou éthanol correspond environ à 7 kcal mais il ne doit pris en compte dans les calculs car l’énergie fournit par l’alcool n’est pas utilisé exactement de la même manière que l’énergie apporté par les trois autres macronutriments. J’en parlerai dans un prochain article consacré à l’alcool.

Les calories : responsables de la prise de poids ?

Un simple calcul mathématique permet de visualiser facilement que si nous dépensons moins de calories que nous en consommons, nous faisons des réserves énergétiques. Inversement, si nous en dépensons plus que nous en absorbons, nous devons puiser dans nos réserves énergétiques. Malheureusement, cette approche trop simpliste n’est que théorique. Dans la pratique, le fonctionnement de l’organisme est beaucoup plus complexe et il ne peut pas être comparé vulgairement à une chaudière.

Vous avez surement déjà vécu, ou une personne de votre entourage, un des exemples qui va suivre montrant très bien que les calories ne sont pas seules responsables des variations de notre poids puisqu’elles ne suffisent pas à les expliquer.

Le premier exemple est celui d’une personne qui a bien mangé pendant une journée. Elle a mangé plus de calories qu’elle n’en a dépensées et pourtant le matin suivant lorsqu’elle se pèse, elle n’a pas pris de poids et même elle a pu en perdre.

Le second exemple correspond exactement à l’opposé, c’est-à-dire que cette personne va peu manger dans une journée et le lendemain, elle aura malgré tout pris du poids. J’ai déjà observé ces deux phénomènes plusieurs fois sur moi, sur des proches et sur des personnes que j’ai suivies.

Un autre exemple concerne une personne en surpoids qui suit un régime depuis plusieurs mois. Au début, elle a rapidement perdu du poids mais après quelques mois son poids s’est stabilisé alors qu’elle est toujours en surpoids. Elle poursuit pourtant toujours le même régime qui comportant un nombre de calories plus faible que ses dépenses quotidiennes.

L’exemple suivant est celui d’une personne mince qui mange beaucoup et qui reste mince. On pense souvent que cette personne à de la chance car elle peut s’empiffrer sans prendre un gramme mais on sait généralement moins qu’une partie d’entre elles aimerait prendre un peu de poids sans jamais y arriver.

J’ai également pu voir le cas d’une personne qui est obèse et qui mange peu sans arriver à perdre réellement du poids. Elle ne grignote pas entre les repas, elle a même tenté de nombreux régime pour perdre ses kilos en trop mais à chaque ce fut un échec caractérisé par la reprise des kilos perdus.

Enfin, il y a la personne qui veut perdre ses kilos en trop pour ne plus être en surpoids. Pour arriver à ses fins, elle mange peu, elle saute des repas, elle peut même passer un jour ou deux sans manger et sans perdre un gramme. De plus, dès qu’elle fait un excès alimentaire elle culpabilise.

J’ai connu des personnes dans ces diverses situations et à chaque fois le même constat mettant en avant une incompréhension vis-à-vis de leur prise de poids ou de leurs difficultés à en perdre. En effet, si on s’arrête à la représentation simpliste du corps humain par une chaudière, dans la plupart des cas ces situations sont incompréhensibles. En revanche, si on accepte de regarder un peu plus loin dans le fonctionnement du corps humain, il existe des explications à chaque cas.

Quelles autres composantes entrent alors en jeu ?

Si les calories ne sont pas les seules responsables de la variation de notre poids, d’autres paramètres interviennent forcément.

Le premier et le plus facile à comprendre correspond à l’assimilation des aliments au niveau de l’intestin. On confond malheureusement trop souvent la consommation, lorsque les aliments sont mangés, et l’assimilation, lorsque les composants des aliments pénètrent réellement dans notre corps par la muqueuse intestinale. La consommation est parfois bien différente de l’assimilation. Seuls les protéines, les glucides et les lipides assimilés par l’intestin apportent des calories à l’organisme. Certaines personnes les assimilent très mal. La raison principale de cette mauvaise assimilation correspond à une réaction de défense de l’organisme. Nos repas contiennent très fréquemment des mélanges alimentaires incompatibles, responsables d’une digestion incomplète des aliments. Ces derniers séjournent trop longtemps dans l’estomac et dans l’intestin, ce qui aboutit à des fermentations et des putréfactions générant des toxines qui empoisonnent l’organisme. De plus, beaucoup d’aliments quotidiennement consommés sont très pollués (pesticides, colorants, conservateurs, autres additifs alimentaires, antibiotiques…). C’est pour lutter contre les poisons, qui pénètrent en même que les nutriments, que l’organisme commande à l’intestin d’être moins perméable. Le cops fait ce qu’il peut pour en absorber le moins possible. Pour retrouver une perméabilité intestinale normale, il faut réapprendre à manger en respectant son corps. Une meilleure alimentation diminue fortement l’empoisonnement que subit l’organisme par la voie intestinale, amenant par conséquent son instinct à augmenter la perméabilité intestinale pour qu’elle se rapproche peu à peu de son état normal. Effectuer une diète cellulosique (fruits et légumes frais) ou non cellulosique (jus de fruits et bouillons de légumes) ou encore un jeûne, sous la surveillance d’une personne compétente dans un centre spécialisé, peut grandement améliorer ce genre de problèmes.

 

Deux autres facteurs, complémentaires des calories, interviennent dans les prises ou dans les pertes de poids. Ce sont l’état d’énervation de l’organisme et la toxémie qui possèdent tous deux une évolution intimement liée. Le premier correspond à un manque d’énergie de l’organisme, qui n’a plus la capacité d’effectuer toutes ses fonctions correctement. L’intelligence du corps gère au mieux cette situation de déficit en économisant de l’énergie dans tous les domaines où cela est possible pour limiter la durée de cette période critique. La digestion, qui demande beaucoup d’énergie, s’en trouve affectée et ne peut pas s’effectuer totalement. Une partie des repas est alors gaspillé. Le second terme représente les toxines qui se trouvent dans l’organisme. Elles proviennent du fonctionnement normal des cellules et de l’extérieur (pollution de l’eau, de l’air, des aliments, mauvaises associations alimentaires, digestion incomplète des aliments…). L’augmentation de la quantité de toxines à gérer demande à l’organisme plus d’énergie disponible pour maintenir la toxémie à niveau stable. Par conséquent, un manque d’énergie provoque une diminution de l’élimination des toxines. En augmentant, la toxémie ralentit l’activité cellulaire ce qui peut influencer le poids du corps.

 

Le stress est un facteur que beaucoup de gens imaginent indirectement impliqué dans la prise de poids mais peu savent exactement pour quels raisons. Le stress favorise le grignotage et la prise alimentaire. C’est l’argument qui est le plus souvent mis en avant à juste titre puisque de nombreuses personnes trouvent refuge dans l’alimentation, surtout sucrée et grasse, lorsqu’elles sont stressées.

Le stress, qu’il provienne du surmenage intellectuel (travail), mental (préoccupations personnelles, choc émotionnel ancré) ou encore des émotions fortes (colère, énervement...), provoque une dépense importante d’énergie. Généralement, quand nous sommes très stressés nous n’avons pas faim ; ce qui est normal vu que nous dispersons déjà beaucoup d’énergie. Dans cette situation, notre organisme n’est pas disposé à recevoir des aliments et à les digérer. L’explication est simple, lorsque la dépense énergétique est trop importante, notre corps se retrouve en déficit et par conséquent, il n’a plus la capacité d’effectué correctement certaines fonctions moins vitales sur le moment. Parmi ces fonctions moins vitales temporairement se trouve la fonction de digestion qui demande beaucoup d’énergie. Dans cette situation, les aliments consommés ne sont pas complètement digérés surtout si des mauvaises associations alimentaires ont été faites. C’est la raison pour laquelle il est recommandé de manger dans le calme, mais aussi d’éviter de manger quand nous sommes en colère ou très préoccupés. Dans ces derniers cas, il faut d’abord retrouver se calmer et se détendre avant de passer à table.

 

Les éléments vitaux (vitamines, sels minéraux) sont très importants pour le bon fonctionnement de l’organisme. Un déficit aboutit à un ralentissement des fonctions cellulaires parmi lesquelles se trouvent la  digestion, la combustion des graisses et la construction de l’organisme. Le déficit en éléments vitaux joue un rôle important dans la régulation du poids.

On entend souvent parler de déficit en vitamines et en sels minéraux parce que les apports sont insuffisants en raison de la consommation importante d’aliments raffinés (sucre blanc, farine blanche, huile extraite à chaud ou avec des solvants). Malheureusement, on sait moins que l’alimentation moderne est en plus responsable d’une surconsommation de ces éléments parce que notre corps à besoin de les utiliser en quantités importantes pour réagir face aux conséquences de l’alimentation moderne. En effet, elle apporte de nombreuses toxines, par les aliments eux mêmes ou par les mélanges alimentaires, qui doivent être neutralisées et éliminées par l’organisme. Cette alimentation est acidifiante et l’organisme. Pour lutter contre son acidification, il n’a pas d’autre choix que de libérer des sels minéraux alcalins qu’il possède en réserve, principalement du calcium. Les mauvais mélanges alimentaires perturbent les processus digestifs au niveau de la bouche et de l’estomac demandant au pancréas, au foie et à l’intestin grêle de fournir un travail très important, en utilisant les éléments vitaux nécessaires à l’activité des cellules, pour tenter de mener à bien la digestion. Les repas, généralement trop copieux, demandent aussi un travail de digestion intense. Cette énumération, qui montre le travail excessif de digestion des aliments et de gestion des toxines que provoque l’alimentation moderne, n’est pas exhaustive mais elle permet déjà d’avoir une bonne vision. Pour effectuer toutes ces tâches, l’organisme à besoin d’énergie mais également de vitamines et de sels minéraux. Plus le travail demandé est important, plus leur utilisation est importante. Le déficit en éléments vitaux dans l’alimentation moderne vient d’un manque d’apport mais surtout de l’utilisation excessive que l’organisme est obligé d’effectuer.

 

Il y a encore d’autres facteurs qui influence l’état pondéral et que je n’ai pas encore énumérés comme le sommeil, la prise d’excitant, d’alcool, de tabac… et  dont je parlerai dans une deuxième partie.

 

Il est déjà important d’avoir à l’esprit que toutes ces situations résultent d’une alimentation globale déséquilibrée associée souvent à une hygiène de vie déséquilibrée. La plupart du temps, ce n’est pas un seul de ces facteurs qui occasionnent les problèmes de poids mais un mélange de plusieurs d’entre eux. Réapprendre à manger sainement avec une alimentation adaptée à votre corps et corriger quelques habitudes de vie vous offre la possibilité de retrouver son poids de forme et surtout de le stabiliser. De nombreuses personnes qui avaient essayé tous les régimes qu’elles connaissaient ont pu retrouver leur poids normal. (vous trouverez dans la rubrique témoignage celui d’une personne que j’ai suivi qui représente un cas typique de problème de régulation de son poids)

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À propos

Raphaël Perez

Auteur de 5 livres sur l'alimentation et la santé naturelle
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Commenter cet article

sara 14/03/2012 20:56

Aliments peu caloriques
Quand on est au régime ce n’est pas toujours facile de savoir quoi manger ou ne pas manger. En cas de désir de perte de poids, c’est essentiel de calculer les calories des aliments pour consommer
les moins caloriques. En mangeant un peu plus de ces aliments peu caloriques vous mangerez un peu moins des aliments fortement caloriques ce qui globalement limitera la charge calorique totale sans
trop vous priver.
www.poidsperdre.com

Raphaël 14/03/2012 22:07



Je suis tout à fait d'accord que manger des aliments peu caloriques est une bonne chose pour limiter la charge calorique. Cela peut suffire à contrôler son poids et à perdre quelques kilos. Je
suis beaucoup plus mesure quant au calcul de calories, à la pesée des aliments qui engendre chez beaucoup de persones une obsession alimentaire et un stress important parfois très difficile à
gérer.


De plus, je suis pour adopter une alimentation où la charge calorique est limitée, mais certaines personnes mange peu (moins de 1 500 calories par jour), font très attention aux quantités sans
grignoter entre les repas et n'arrivent pas pour autant à perdre du poids. Les calories doivent être prise en compte, mais il ne faut pas négliger d'autres paramètres comme le stress (souvent
négligé), la fatigue accumulée sur des années avec le manque de sommeil, la consommation excessive d'aliments inapproprié (produits light par exemple), une alimentation carencée.


Pour toutes ces raisons, il faut faire attention aux calories, mais il ne faut devenir un obsédé et faire la chasse à la calorie comme la planche de salut du contrôle de son poids.



joel 09/01/2010 08:10


bonjour a tous
ce qui retient mon attention c'est les pourcentages en fonction des glucides lipides et proteines sur les boites.et particulierement les lipides.par exemple vous avez 5pour cent de lipides .vous
vous dites ;c'est pas trop gras puis vous regardez en dessous "dont acides gras saturés" 30 pour cent.je me suis amusé à calculer pendant une journée en fonction de mon alimentation la
représentativité de ces graisses saturées dans mon alimentation.
constat : effarant la quantité de ces graisses dans notre alimentation.
un exemple :un hamburger d'une trés grande chaines de fa(s)t food "le grand mc" un seul de ces hamburgers vous donnes 51 pour cent de graisse saturée:un seul !donc juste ce commentaire pour vous
dire que les conseils de raph sont super avisés et pour les gens voulant perdre du poids n'hesitez pas à voir les personnes compétentes dans ce domaine.
joel


Raphaël 09/01/2010 10:13


Bonjour Joël,


C'est vrai que la quantité de graisses en général et de graisses saturées tout particulièrement est très élevée dans notre alimentation. Le pire c'est qu'en faisant un peu attention et en lisant
les étiquettes ce n'est pas évident de si retrouver car une grande partie des graisses saturées que nous consommons sont des graisses dites cachées. elles peuvent apparaitre sous les noms
graisses végétales, graisses végétales hydrogénées, huile de palme. L'aspect végétal est très prisé par les industriels parce que c'est vendeur. De plus, il bon de savoir que des huiles
réputées pour leur richesse en oméga 3 (colza par exemple) s'oxydent lorsqu'elles sont cuites. La présence d'huile de colza dans la composition d'un produit et la mention enrichi en omléga 3 est
souvent un argument très vendeur pour qu'on achète des produits pas toujours bien pour notre santé.

Merci pour ton message. C'est grâce à des messages comme celui là que je peut compléter des articles et penser à la améliorer.