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Blog du Dr Raphaël Perez

"Prendre sa santé en main" "Créer une meilleure qualité de vie"

Les effets néfastes du lait

Les effets néfastes du lait

Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande de consommer 3 produits laitiers par jour. Ces derniers peuvent être consommés sous toutes leurs formes (lait, yaourt, fromage). Le rôle indispensable du lait nous est aussi martelé par les industriels, qui mettent à profit l’intérêt du lait comme aliment indispensable pour garder des os solides. Avec des arguments de bénéfices pour la santé, ils arrivent à vendre des produits très néfastes pour la santé qui contiennent, en plus d’un lait mauvaise qualité, beaucoup de sucre, d’additifs… En suivant les recommandations officielles et la promotion des industriels (publicités, allégations sur les produits), le lait et les produits laitiers apparaissent alors comme indispensables pour une bonne santé. Pourtant de nombreuses études scientifiques montrent une réalité toute autre.

La réalité ne respecte pas la position du PNNS, des industriels et de l’enseignement diététique officiel. Tout d’abord, en se qui concerne la nature, aucun mammifère ne consomme du lait une fois arrivé après l’âge du sevrage. Chez l’homme, les choses sont différentes puisqu’on le force à ne jamais se sevrer. En quelque sorte, l’homme adulte qui consomme du lait reste un nourrisson. Pour être pragmatique, l’homme ne devrait pas consommer de lait après l’enfance car il perd sa capacité à le digérer. Le déficit de lactase n’est pas un véritable déficit enzymatique. Dans son histoire, l’être humain n’a jamais été capable de digérer le lactose après la petite enfance. Ce n’est que récemment, depuis environ 6 000 ans, qu’une petite portion de l’humanité à développer la capacité de produire de la lactase. Environ 85 à 90% des êtres humains ne peuvent pas digérer le lait et on essaie de nous faire croire qu’il est normal de consommer du lait. La fameuse intolérance au lactose est ainsi une chose tout à fait normale.

Ensuite autre chose qu’on ne révèle généralement pas, pour digérer correctement le lait, il faut être capable de le faire caillé. Le caillage correspond à l’étape qui permet de transformer la protéine du lait de sa forme liquide à une forme solide. Il est utilisé pour réaliser les yaourts et les fromages. Le nourrisson ainsi que tous les petits mammifères possèdent cette capacité à faire coaguler le lait, qui disparaît en grandissant. Chez le veau, l’enzyme qui permet de réaliser le caillage du lait s’appelle la présure et chez l’homme, la rennine. Le manque physiologique de ce suc gastrique rend la digestion du lait moins efficiente. L’homme n’est pas adapté pour consommer du lait sous sa forme liquide.

Le lait est un aliment indigeste pour la plupart des êtres humains et les produits laitiers ont un effet encrassant pour l’organisme. Par conséquent, ce dernier développe des symptômes liés à leur consommation. Les symptômes les plus fréquents sont cutanés (acné, eczéma, psoriasis), ORL (rhinites, bronchites) et articulaires (douleurs au niveau des articulations). Ces problèmes diminuent considérablement lorsque le lait est supprimé de l’alimentation.

Que nous apprennent les études scientifiques sur les produits laitiers ?

La consommation de lait est associée au développement de maladies auto-immunes dont une particulièrement grave, le diabète de type 1. La répartition de cette maladie et de la consommation de lait est extrêmement proche. Il ressort même que les enfants qui consomment le plus de lait de vache possèdent un taux d’anticorps contre l’immunoglobuline bovine plus important. Plus ce taux d’anticorps augmente, plus le risque de développer un diabète auto-immun est important.

D’une manière générale, la répartition des maladies auto-immunes suit l’importance de la consommation de viande et de produits laitiers. C’est pour cela que leur fréquence augmente en s’éloignant de l’équateur.

Le calcium est un élément indispensable pour garder des os solides. Il n’y a rien à redire à cette affirmation. Toutefois, elle est souvent mal interprétée. Si une personne absorbe 3 grammes de calcium par jour et qu’elle en perd 3,2 grammes, elle est en déficit et elle aura à terme des problèmes d’ostéoporose. Les industriels et les recommandations officielles profite de cette mauvaise interprétation et incite à consommer beaucoup de produits laitiers. Pourtant plusieurs études ont clairement montré que la consommation de lait et une alimentation riche en calcium ne permet pas de réduire le risque d’ostéoporose et de fracture de la hanche.

Pour comprendre la problématique du calcium, il faut savoir que plus l’alimentation est riche en calcium moins l’organisme en assimile en pourcentage. Lorsque l’apport alimentaire en calcium est d’environ 400 mg, l’assimilation est de l’ordre de 25% alors que si l’apport est de 150 mg, l’assimilation est de 60%. Avec l’alimentation moderne fournissant environ 800 à 1200 mg de calcium, l’assimilation dépasse rarement les 10%. D’une certaine manière l’organisme régule son assimilation de calcium. Pour lutter contre les problèmes d’ostéoporose, il est alors plus efficace d’avoir une alimentation et un mode de vie qui limite les pertes de calcium que d’en consommer des grandes quantités. Les laitages sont loin d’être indispensable pour leur apport en calcium.

Pour finir en beauté avec les produits laitiers, je vais évoquer la pathologie la plus redoutée, le cancer. Plusieurs études ont maintenant clairement montré un lien entre la consommation de produits laitiers et le développement du cancer. Ce sont des chercheurs de la prestigieuse école de santé publique d’Harvard qui furent les premiers à mettre en avant ce lien. Le lait de vache contient sept facteurs de croissance quand le lait maternel, normalement seul lait que devrait absorber l’homme, en contient trois. Ces facteurs de croissance stimulent la prolifération cellulaire. Le lait est un concentré de croissance qui permet aux petits mammifères de grandir très rapidement. Une tumeur correspond à un tissu en pleine croissance. Le concentré de  croissance du lait contribue au développement au moins de certains cancers.

Plusieurs études ont également montré que la proportion de protéine dans l’alimentation est elle aussi corrélée au taux de cancer, surtout lorsque l’alimentation est trop calorique. Cela s’observe d’autant plus que les protéines sont issues de produits animaux et de produits laitiers, aliments riches en protéines. Peut-être que la raison de cette corrélation est à chercher dans l’association de la stimulation hormonale par les facteurs de croissance et par l’apport de matériaux de construction, les protéines, en grande quantité. Il n’est pas surprenant que les produits laitiers aient un lien étroit avec le développement de cancer.

Les cancers des la prostate et des ovaires sont les cancers dont la fréquence augmente particulièrement avec la consommation des produits laitiers. Le nombre de nouveau cas annuels de cancers de la prostate a été multiplié par dix en 35 ans. Cette croissance importante n’est pas uniquement due au vieillissement de la population et aux progrès du dépistage. Le risque de développer les autres cancers est moins augmenté avec la consommation de produits laitiers, mais cette dernière augmente le nombre et de la vitesse de croissance des foyers cancéreux.

Bien évidemment, la quantité et la qualité du lait et des produits laitiers jouent énormément. Par exemple, une personne qui consomme 200 g de fromage, en mangeant une fondue savoyarde ; consomme l’équivalent de 2,5 litres de lait, ce qui est énorme. Il n’est pas étonnant de voir apparaître des problèmes de santé chez les personnes qui consomment quotidiennement beaucoup de produits laitiers (3 fois par jour). Quant à la qualité du lait industriel, elle est plus que médiocre avec des vaches qui sont stimulées pour produire 8 000 litres de lait par an, et parfois jusqu’à 10 000 litres, contre moins de 4 000 litres pour des vaches nourries principalement à l’herbe sans concentrés. L’industrie laitière présente cette évolution de la production laitière grâce à une alimentation stimulante des vaches comme un progrès.

Cet article n’a pas pour objet la promotion du bannissement des produits laitiers. Il est destiné à transmettre les informations concernant les liens entre la consommation de produits laitiers et le développement de certaines maladies. Pour faire du bien à son corps et à sa santé, il est préférable de supprimer le lait sous sa forme liquide et de modérer sa consommation de produits laitiers fermentés (yaourt, fromage, lait caillé). La modération voudrait que les produits laitiers ne soient pas consommés au quotidien. Elle devrait aussi inciter à consommer les produits à base de lait de brebis et de chèvre, mieux tolérés et moins industrialisée. Enfin, pour les personnes qui veulent toujours consommer du lait, il est souhaitable de prendre du lait cru, donc non pasteurisé, qui est plus digeste puisqu’il contient des enzymes qui vont faciliter sa digestion.

Il existe de nombreuses études scientifiques montrant la problématique des produits laitiers. Pour aller plus loin, voir le travail de :

·         Henri Joyeux, professeur de cancérologie et de chirurgie digestive de la faculté de Montpelier ;

·         L’alimentation ou la troisième médecine de Jean Seignalet ;

·         Colin T. Campbell, Ph D, professeur de biochimie nutritionnelle à l’université de Cornell qui a participé pendant 35 ans à des recherches sur la nutrition et les maladies.

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À propos

Raphaël Perez

Auteur de 5 livres sur l'alimentation et la santé naturelle
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Commenter cet article

cych 25/03/2017 01:04

l'auteur de l'article a inversé le nombre de facteurs de croissance entre la vache et la femme.

C'est le lait de vache qui contient 3 facteurs de croissance, et celui de la femme 7.

Raphaël 12/07/2017 16:35

Merci d'avoir identifié cette inversion et d'apporter la correction.

yanick 27/08/2015 09:13

J'ai été un consommateur de lait (surtout cru) et des dérivés pendant 40 ans. J'ai cependant été obligé de reconnaître que je m'étais trompé et qu'il a eut un effet très néfaste sur ma santé. Maintenant je n'en consomme plus et me porte mieux. Je laisse le soin de lire cet article à titre d'informations uniquement sans prosélytisme.

Raphaël 29/04/2016 10:30

Le lait cru est de toute façon bien plus digeste que le lait pasteurisé. De ce fait, il est moins néfaste pour la santé. Il n'en reste pas moins un aliment de croissance, qui favorise certain troubles de santé, s'il est consommé en grande quantité ou dans l'ensemble d'une alimentation défavorable. Si votre alimentation est trop défavorable, ce n'est pas le lait cru qui va vous racheter votre santé.

louise 03/03/2016 17:50

je ne pense pas que le lait cru a eu un effet néfaste sur votre santé; seuls les produits laitiers industriels sont néfastes; les vaches qui paissent fournissent, au contraire un lait bénéfique pour la santé; voir le livre de TATY en autres;

Raphaël 27/08/2015 12:41

Merci pour le partage de ton expérience.

buckyball 03/07/2014 12:12

Even though milk is considered as a complete food supplement, it also have some side effects when it is consumed in excess. According to some studies, excess use of milk results in the growth of tumor tissues. Thanks for sharing this news.