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Blog du Dr Raphaël Perez

"Prendre sa santé en main" "Créer une meilleure qualité de vie"

SIDA : une perspective d'amélioration sanitaire ?

Un nouvel espoir face au sida

 

Dans son film documentaire sur le sida, House of Numbers *, Brent Leung interviewe Luc Montagnier, directeur du laboratoire qui a découvert le virus du SIDA en 1983, et prix Nobel de médecine en 2009. Ce film est consacré au sida ; il met en avant la surmédiatisation des traitements classiques,  ainsi que l’intérêt majeur d’une bonne hygiène de vie. L’interview dure moins de 5 minutes, mais les propos de Luc Montagnier sont éloquents. Dans le film House of Numbers, d’autres scientifiques révèlent des choses très importantes sur le sida.

En résumé, Luc Montagnier révèle que l’état d’une personne séropositive au VIH peut être grandement amélioré grâce à une bonne nutrition. Pour lui, le stress oxydatif contribue en grande partie au développement de l’immunodéficience liée au VIH.  Il déclare qu’une alimentation plus équilibrée fournit des antioxydants en grande quantité. Ces molécules renforcent le système immunitaire et le fonctionnement global du corps. Il avance également que des mesures d’hygiène sont indispensables pour limiter l’exposition aux agents infectieux et pour éviter de fragiliser l’organisme.

Une alimentation finalement plus respectueuse de notre organisme et une meilleure hygiène de vie globale (accès à l’eau, diminution de l’insalubrité, hygiène corporelle…) permettraient d’obtenir des améliorations de l’état sanitaire des malades. Adopter une meilleure hygiène vitale coûte beaucoup moins cher que d’utiliser des traitements, et est surtout moins lourd à supporter (absence d’effets secondaires).

Cet article n’annonce pas une grande découverte carde nombreux professionnels de santé et des scientifiques parlent des  comportements antinaturels de vie favorisant le développement de maladies dégénératives. Il montre simplement que des chercheurs très pointus dans le domaine de la maladie et de la santé pensent qu’une meilleure alimentation, que les hygiénistes qualifient de « plus adaptée à la physiologie humaine », permet d’obtenir des résultats préventifs et curatifs qui peuvent se révéler très efficaces. Luc Montagnier parle surtout de l’épidémie de sida en Afrique, mais, dans les pays occidentaux, les personnes vivant avec le sida sont généralement fragilisées par une mauvaise alimentation et une mauvaise hygiène de vie. Sans vouloir faire de généralités, le développement de cette maladie - ainsi que celui de nombreuses maladies graves -  est souvent lié à :

une hygiène moyenne ou mauvaise,

l’exposition chronique à des polluants,

la consommation d’alcool, de tabac, de drogues, de poisons, de stimulants, certains médicaments,

une alimentation pauvre en fruits et légumes,

des facteurs de stress psychologique.

Dans cette interview, il est clairement énoncé que si une personne possède un bon système immunitaire son corps peut se débarrasser naturellement du VIH. De nombreuses personnes doutent de ce genre de propos, mais tout autour de la planète des personnes malades du sida, ou d’une autre maladie grave, ont vu leur état s’améliorer sans que cette amélioration soit due aux seuls médicaments. Ces cas sont malheureusement trop peu étudiés. Cependant, il est fondamental de comprendre que pour résoudre ou améliorer un problème sanitaire  il faut avant tout supprimer ou diminuer les causes de la dégradation sanitaire. Seule la pratique d’une meilleure hygiène de vie participe activement à une amélioration significative de l’état de santé des malades, et, dans certains cas,  à leur guérison. Pour cela, il faut accepter de modifier en profondeur certains paramètres qui participent à créer la mauvaise hygiène de vie du malade.

J’ai eu la chance de rencontrer Luc Montagnier il y a environ un an. Son discours était déjà le même. Il disait que le stress oxydatif est un des principaux facteurs du développement et de l’aggravation de la plupart de maladies graves (cancers, diabète, maladies cardiovasculaires et de nombreuses autres maladies dégénératives). Ce grand homme de sciences et de recherche n’a plus rien à prouver dans son domaine. Il ouvre aujourd’hui une porte pour tous les malades qui souhaitent améliorer leur état de santé, et pour toutes les personnes bien portantes qui veulent prévenir le développement des maladies.

D’où proviennent les substances oxydantes ?

Les molécules susceptibles d’oxyder, ou plus simplement d’être agressives pour les cellules humaines, proviennent de sources diverses. Il y a, d’abord, les molécules issues du fonctionnement de l’organisme qui peuvent être toxiques lorsqu’elles s’accumulent dans les cellules. Des activités physiques intenses sont responsables de leur production en grande quantité. C’est pour cette raison que les sportifs doivent absolument privilégier le repos et la récupération après des efforts intenses. Dans le cas contraire, il est très fréquent d’observer des blessures qui reviennent régulièrement.

Les surmenages intellectuels et mentaux sont aussi de grands producteurs de toxines. Dans ce cas, si vous ne trouvez pas le repos pendant une longue période, les cellules nerveuses fonctionnent en permanence, elles s’épuisent et s’empoisonnent. Ce stress qui se prolonge peut être épuisant pour l’organisme.

L’extérieur de votre organisme est un grand pourvoyeur de molécules oxydantes. Les produits chimiques, toxiques pour la santé, le sont tous :

les pesticides,

une grande partie des additifs alimentaires,

de nombreux médicaments,

la pollution atmosphérique et celle de l’eau,

les drogues.

D’autres substances externes sont naturelles et provoquent aussi beaucoup de dégâts. Elles proviennent :

des fermentations et des putréfactions intestinales provenant des aliments incomplètement digérés,

de l’alcool,

du tabac,

de drogues,

de certains aliments qui possèdent des molécules toxiques,

des excès de soleil….

Beaucoup de choses dans notre environnement sont susceptibles de fragiliser notre organisme. C’est pourquoi une bonne hygiène alimentaire, et plus généralement une bonne hygiène de vie, est fondamentale pour que les toxines ne s’accumulent pas excessivement dans notre organisme. Sans cela, le corps compense et s’adapte, ce qui aboutit au développement de maladies chroniques.

Qu’est-ce qu’une meilleure alimentation ?

Comme le dit le professeur Luc Montagnier, «une meilleure alimentation, c’est une alimentation équilibrée, riche en antioxydants ». Ces derniers nous sont fournis en grande quantité par la consommation de fruits et de légumes ». Ces deux catégories d’aliments doivent représenter la base de notre alimentation pour permettre à notre corps de fonctionner le mieux possible.

Le gros problème qui touche une grande partie de la population, sans en être au stade critique du sida, correspond au déficit, ou à la carence, en vitamines et en sels minéraux. Ces deux types de nutriments sont indispensables pour que nos enzymes soient actives, et donc pour que nos cellules fonctionnent normalement. Ils permettent, entre autres, de réaliser plus efficacement la neutralisation et l’élimination des toxines, la réplication de l’ADN, la division cellulaire, la régénération des tissus. Ils renforcent aussi notre système immunitaire. En bref, ce sont des éléments vitaux qui protègent notre corps contre le vieillissement prématuré, nos cellules et notre ADN contre les effets délétères des substances toxiques issues de notre organisme ou de l’extérieur (pesticides, abus de médicaments, métaux lourds, polluants atmosphériques, toxines bactériennes…).

Il n’est pas nécessaire d’être au stade sida pour que des symptômes se manifestent. De nombreuses maladies chroniques sont liées à des déficits en vitamines et en sels minéraux. Prendre des compléments alimentaires, comme font beaucoup de personnes malades et en bonne santé, n’est pas une véritable solution. Si vous ne supprimez pas ou ne diminuez fortement les causes du développement de la maladie, vous n’obtiendrez que des résultats minimes. Sans la suppression des causes, les améliorations sont très souvent à peine visibles et la dégradation sanitaire poursuit son cours, lentement, après une période de stagnation. Une réforme de l’hygiène de vie, donc de l’alimentation, doit s’opérer pour tendre vers une amélioration durable.

Chacun a donc grand intérêt à posséder un organisme qui fonctionne au mieux afin de neutraliser et d’éliminer le plus de toxines possible. Le déficit énergétique, lié à la suractivité et au manque  de repos, ralentit le fonctionnement global du corps. Il faut aussi privilégier la récupération énergétique par le repos, la relaxation, l’évacuation du stress, afin de se trouver dans les meilleures conditions sanitaires possibles.

Comment manger mieux ?

Pour résumer simplement en quelques points :

Manger moins copieux en termes de calories.

 

Manger moins gras.

 

Consommer moins de plats préparés.

 

Manger quotidiennement beaucoup de fruits et de légumes : dix fruits et légumes, ce qui représente environ 800 à 900 grammes. Cette quantité est indispensable pour obtenir les vitamines et les sels minéraux dont votre corps a besoin pour vivre dans de bonnes conditions.

 

Simplifier vos repas en respectant les compatibilités alimentaires. Elles permettent de faciliter votre digestion, de favoriser l’assimilation des aliments qui sont mieux digérés, et  donc d’augmenter la quantité de vitamines et de sels minéraux que votre intestin va assimiler. Elles diminuent la consommation d’énergie dont votre corps a besoin pour la digestion. Par conséquent, l’énergie économisée est utilisée pour d’autres fonctions vitales de votre corps. Enfin, la digestion se déroulant mieux, il se produit, au niveau des intestins,  pas - ou très peu -  de molécules toxiques issues de fermentations et de putréfactions d’aliments incomplètement digérés.

 

Remplacer les aliments raffinés (sucre blanc, pain blanc, pâtes blanches, riz blanc, farine blanche…) qui sont quasiment dépourvus de vitamines et de sels minéraux par des aliments complets ou moins raffinés (sucre complet ou encore mieux du miel, pain demi-complet ou pain bis, pâtes demi-complètes, riz demi-complet, farine bise ou T80…).

 

Manger moins de produits d’origine animale. Entre viande et poisson, la consommation hebdomadaire par personne est proche de 2 kilos. Il faudrait la limiter au maximum : 500 grammes par semaine sont amplement suffisants (répartis sur 3 à 4 jours, à raison d’une seule fois pas jour. La consommation d’une portion de produits animaux par semaine ou plus rarement est encore plus bénéfique.

 

Absorber moins de substances excitantes : café, thé, chocolat, boissons « énergisantes » qui provoquent la consommation d’une part importante de l’énergie de l’organisme et qui sont toxiques pour les cellules nerveuses.

 

Limiter le plus possible votre consommation d’alcool.

 

 

Votre santé est ce que vous avez de plus précieux, alors n’attendez pas de l’avoir perdue pour tenter de la recouvrer. Pour tous les malades, il n’est pas trop  tard pour améliorer leur état sanitaire tant que la vie est présente. La santé par l’hygiène vitale est une clé très importante à ne pas négliger pour mieux vivre. Plus la recherche scientifique avance, plus elle tend dans cette direction.

 

* Séquence intégrale de l’interview de Luc Montagnier, avec les sous-titres en anglais :
http://www.youtube.com/watch?v=WQoNW7lOnT4

Sous-titres en français : http://www.dailymotion.com/video/xbru8n_sida-luc-montagnier-retourne-sa-ves_news

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À propos

Raphaël Perez

Auteur de 5 livres sur l'alimentation et la santé naturelle
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