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  • : Blog du Dr Raphaël Perez
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Qui est Raphaël PEREZ ?

Dr Raphaël Perez
Docteur en pharmacie, Nutritionniste, expert en santé naturelle et en jeûne

Coach de motivation et accélérateur de réussite

Consultation sur rendez-vous par téléphone ou visiophone (skype) depuis 2011.

Tél : 06-29-39-51-00
Mail : raphperez@free.fr

Description : suivis personnalisés pour obtenir une hygiène de vie et alimentaire plus respectueuse de son corps et de son mental

Séminaires de jeûne, de santé, de gestion du stress et libération des émotions

Séminaires de motivation et de conditionnement mental pour réaliser ses objectifs

 

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Dr Raphaël Perez
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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 22:20

Une bonne alimentation

Nous sommes en fin de période de fêtes. Période qui est pour presque tout le monde synonyme d’excès alimentaire. Nous mangeons et nous buvons plus que d’habitude.

Au moment des bonnes résolutions et à quelques jours de se demander quel nouveau régime miracle vous allez utiliser pour perdre les kilos pris pendant les fêtes, je vais vous donner ma vision de l’alimentation habituelle des français et plus généralement des pays industrialisés, ainsi que ce qui représente une alimentation saine.

L’alimentation quotidienne actuelle

Pour la grande majorité des français, manger représente essentiellement une habitude et non un véritable besoin de se nourrir car nous mangeons sans avoir faim. Nous trouvons souvent un refuge dans l’alimentation pour se rassurer de la vie stressante qui nous entoure. Nous consommons généralement des aliments pour se réconforter et pas pour répondre aux besoins de notre corps. Ce comportement fait que nous mangeons TROP :

TROP de calories,

TROP de protéines,

TROP de graisses,

TROP de sucres artificiels,

TROP de sel,

TROP de mélanges alimentaires au sein d’un même repas.

Ce TROP alimentaire est une des causes principales du développement des nombreuses maladies qui touchent les pays occidentaux. Il contribue également au développement de maladies aiguës qu’elles soient ou non à répétition.

Notre alimentation quotidienne actuelle est trop copieuse. Par jour, nous avons besoins d’environ 1800 kilocalories pour les femmes et 2100 pour les hommes pour vivre normalement, avec le peu d’activités physiques que nous effectuons, et nous en consommons respectivement de 1923 et 2474kilocalories [1]. Les excès alimentaires sont unes des raisons pour lesquelles, en 2006, plus de 29% de la population était en surpoids et plus de 12% en état d’obésité [2]. Les apports alimentaires déséquilibrés (trop de protéines, apports en graisses ne respectant pas l’équilibre physiologique du l’organisme, trop de produits sucrés hors fruits) représentent une autre cause des nombreux problèmes de poids.

L’IMC (Indice de Masse Corporelle) représente la norme statistique officielle en vigueur pour estimer la corpulence d’un individu. Il n’est pas surprenant de voir que l’IMC moyen en France est proche du surpoids (24,5). Le surpoids correspond à un IMC de 25 et l’obésité à un IMC de 30. Selon les données de l’Insee, un français mesure 1,75m pour 77 kg et une française 1,63m pour 63 kg, ce qui représente respectivement un IMC de 25,1 et de 23,7. Le plus inquiétant est de savoir que l’élévation de l’IMC vers le surpoids et l’obésité a beaucoup augmenté sur les trente dernière années, que l’augmentation s’accélère et qu’elle est très fortement liée à l’installation de l’état chronique des maladies. La situation est légèrement moins grave que dans les autres pays européens. En effet, dans 20 des 25 pays de la communauté économique européenne, les habitants sont en moyenne en surpoids. Ce n’est pas parce que la France n’en est pas encore à ce stade qu’il faut continuer à se laisser aller et qu’il ne faut pas rapidement prendre sa santé en main.

Notre alimentation est trop riche en protéines [1], nous en consommons une fois et demie les quantités dont nous avons besoins. En moyenne un français en absorbe 100 grammes par jour quand il en a besoin d’environ 60 grammes. Cette surconsommation de protéines n’est pas anodine car les excès ne sont pas stockés ; cela provoque une surcharge de travail pour le  foie et les reins qui se fatiguent prématurément. Notre mode alimentaire hyperprotéiné possède une part de responsabilité très importante dans le développement de maladies graves qui font beaucoup plus peur que les insuffisances hépatiques ou rénales. Ces maladies graves et tant redoutées sont les cancers. Pour croitre et pour pouvoir fonctionner correctement les cellules cancéreuses ont besoin de beaucoup de protéines et de sucre. De nombreuses études très sérieuses ont montré la corrélation entre l’augmentation de la quantité de protéines dans nos repas et le risque de développer un cancer. Bien évidemment, la quantité de protéine consommée n’est qu’un des paramètres permettant le développement des cancers mais il n’est pas à négliger.

Nous mangeons trop gras et surtout trop de graisses saturés et trans. Ces graisses se trouvent dans la viande, dans le beurre mais aussi dans tous les produits préparé industriellement contenant des graisses hydrogénées ou de l’huile de palme (pizzas, quiches, viennoiseries, biscuits, barres chocolatées…). Les excès de graisses sont bien connus pour favoriser la prise de poids et le développement de l’obésité ainsi que celui des plaques d’athérome et les problèmes d’hypercholestérolémie. Les gens savent généralement moins que les graisses excédentaires, si elles ne sont pas utilisées comme énergie, se stockent partout dans le corps et pas uniquement au niveau du ventre, des cuisses et des fesses. Elles se stockent dans les muscles qui s’affaiblissent et perdent de leur tonicité, diminuant ainsi leur qualité.

Quand on parle de muscles, on pense généralement à ceux des bras ou des jambes mais on oublie souvent que les deux organes les plus importants du corps qui dépendent de l’activité musculaire. D’abord, le cœur qui est un muscle. Le cœur d’une personne qui mange beaucoup de graisses est gorgé de gras, il fonctionne péniblement et doit battre plus rapidement pour tenter d’alimenter l’organisme. Les poumons, quant à eux, qui fonctionnent avec les muscles de la cage thoracique. Si ces derniers deviennent moins tonique, la capacité pulmonaire diminue, l’organisme se trouve donc sous alimenter en oxygène et le corps entier souffre. Ces situations ne sont pas irréversibles mais il faut radicalement changer nos comportements alimentaires. Hormis les troubles cardiaques et pulmonaires, le développement d’autres maladies est en partie du à la consommation excessive de graisses. Je pense en premier au diabète de type 2 parce que c’est un véritable problème de société. D’autres troubles hormonaux peuvent aussi en être la conséquence aboutissant notamment au développement de certains cancers.

Après les calories, les protéines et les graisses, passons aux glucides. Nous consommons trop de sucres industriels, c’est-à-dire le sucre qui est rajouté dans les biscuits, les confitures, les sodas… nous absorbons en moyenne 36 kilos de sucre par an et par personne. Ce sucre est dangereux surtout qu’il est presque tout le temps consommé raffiné ou blanc donc sans les vitamines, les sels minéraux et les autres éléments qui composent les aliments dont ils ont été extraits. La encore, le sucre artificiel ne devrait être absorbé que rarement et les excès sont liés à de nombreux problèmes de santé : caries dentaires, ostéoporose, diabète, perturbations hormonales, obésité, certains cancers…

Les comportements alimentaires d’après fêtes ou d’avant vacances d’été

De quels comportements alimentaires s’agit-il ? De vouloir perdre du poids en suivant les fameux régimes. Je n’ai rien contre le fait de vouloir perdre du poids car de nombreux bénéfices sont liés à un amincissement. Il y a l’aspect de la santé bien sûr, mais aussi l’obtention d’un mieux-être global, l’aspect esthétique, l’amélioration de la confiance en soi, de l’image qu’on montre aux autres… chacun trouve sa motivation et son intérêt prioritaire dans sa démarche d’amincissement.

La volonté de perdre du poids ne doit pas masquer la dangerosité de la plupart des régimes « miracles ». Ces derniers promettent la perte de 5 ou 8 kilos en 2 à 3 semaines mais ils ne parlent jamais des résultats à long terme, ne serait-ce qu’après un an ou deux. Beaucoup d’entres eux sont frustrants et cette frustration est mauvaise pour obtenir un bon équilibre alimentaire. Lorsque la frustration devient trop forte, une personne qui suit ce genre de régime se jette sur les aliments qui lui étaient interdits et en plus elle va culpabiliser de l’avoir fait. C’est par ce comportement qu’on fait le yo-yo avec son poids.  D’autres régimes sont totalement déséquilibrés d’un point de vue nutritionnel, ce qui peut-être dangereux pour la santé. Les personnes qui suivent ces régimes ne s’en rendent généralement pas compte à court terme car même si elles ressentent des troubles, leur attention est uniquement focalisée sur le poids. Plusieurs régimes à la mode provoquent un surmenage important de certains organes, principalement le foie et les reins, aboutissant à leur usure prématurée donc à l’apparition de maladies. Le lien entre ces régimes et la maladie n’est presque jamais effectué puisqu’il s’écoule souvent plusieurs années entre le début de la pratique de l’un et le développement de l’autre.

Les régimes « miracles » offrent souvent un autre inconvénient qui n’est jamais mis en avant par leurs promoteurs. Les kilos qu’ils permettent de perdre rapidement sont généralement très vite repris et le résultat après plusieurs tentatives est généralement une augmentation progressive du poids au fil des années.

A la place de penser régime, réapprenez plutôt à avoir une véritable alimentation saine. Elle n’est pas frustrante, elle apporte des odeurs et des saveurs agréables. Elle vous permettra de retrouver un équilibre alimentaire, d’atteindre votre poids de forme et surtout de le stabiliser. Il ne faut pas oublier que l’aboutissement d’une alimentation saine est d’amélioration son état de santé ou de maintenir son corps en bonne santé.

Qu’est-ce qu’une alimentation saine

La question d’une bonne alimentation ne laisse personne indifférent. Tout le mode a déjà entendu parler de pollution alimentaire et du nombre sans cesse croissant de personnes avec une maladie grave ou dégénérative. Chaque jour nous nous apercevons un peu plus de l’importance de l’alimentation pour notre santé. Le corps médical, les médias, les chercheurs du monde entier déclarent qu’une bonne alimentation est essentielle pour prévenir le développement des maladies mais également qu’elle aide à obtenir une amélioration sanitaire. Il est aujourd’hui reconnu que beaucoup de maladies trouvent une partie de leurs origines dans notre mauvaise alimentation.

De nombreuses personnes pensent bien manger parce qu’elles consomment des aliments bio. Ces aliments sont de plus en plus présents sur les étals des marchés et des supermarchés. S’ils permettent d’échapper aux pollutions des cultures industriels ou dans limiter l’exposition, ce qui est préférable à la vue de la toxicité des pesticides, ils n’assurent pas forcément une alimentation saine et équilibrée. D’autres imaginent manger sainement en faisant attention à leur façon de cuisiner. A une période où cuisiner devient une véritable mode, certaines personnes n’utilisent que la cuisson à la vapeur ou cuisinent en pensant à dénaturer le moins possible les aliments. Cette manière de faire est très intéressante, elle est bien meilleure pour la santé que celle qui consiste à cuire excessivement ses aliments, mais encore une fois elle ne suffit pas pour garantir une bonne alimentation génératrice d’une bonne santé.

Une alimentation saine correspond avant tout à un mode alimentaire qui comble entièrement nos besoins nutritionnels tout en étant adapté aux capacités digestives de notre organisme donc respectueux de celui-ci. D’abord, certains aliments correspondent très bien à la physiologie humaine et se digèrent très bien, alors que d’autres sont de digestion malaisée et renferme des substances toxiques. Les premiers sont représentés par les fruits (frais, secs et oléagineux) et les légumes (verts, racines, féculents) qui sont à privilégier dans notre alimentation et qui doivent constituer la base de nos repas. Les derniers regroupent les produits animaux, les alcools, les aliments raffinés, les sucres industriels, les stimulants qui fatiguent l’organisme prématurément. Ces aliments sont présents trop fréquemment et en trop grande quantité à nos repas. Il faut en modérer les apports pour éviter le développement de troubles sanitaires car leur consommation demande au corps humain de devoir gérer et neutraliser les toxines qu’ils contiennent.

Ensuite, tous les mélanges alimentaires composant un repas moderne ne respectent pas les capacités digestives du corps humain. Certaines associations alimentaires sont mauvaises puisque des catégories d’aliments gênent plus ou moins fortement la digestion d’autres composants du repas. Par conséquent, la digestion globale du repas est laborieuse et incomplète. Les aliments vont rester trop longtemps dans le tube digestif générant la formation de molécules toxiques issues des processus de fermentations et de putréfactions. Par exemple, les aliments acides (agrumes, tomates, vinaigre…) bloque la digestion des glucides complexes au niveau de la bouche et de l’estomac qui est réalisée par une molécule, la ptyaline, qu’à un pH neutre ou alcalin.

De plus, les mauvaises combinaisons alimentaires sont également responsables de troubles digestifs (ballonnements, gaz, reflux gastrique, acidité gastrique excessive, diarrhées, constipation…), elles consomment une quantité importante d’énergie qui serait utile ailleurs et elles aboutissent à une mauvaise assimilation des différents composants des aliments au niveau de l’intestin.

Lorsque notre repas est incomplètement digérer, notre alimentation n’est pas bonne puisque l’aspect nutritionnel n’est pas atteint. Une alimentation qui apporte et/ou génère des toxines n’est pas bonne non plus puisque les toxines ne permettent pas d’entretenir un bon état de santé général. Elles sont responsables d’un empoisonnement plus ou moins rapide de l’organisme qui affaiblit ses fonctions et qui est à l’origine de nombreux troubles de santé.

Une bonne alimentation permet à votre corps de mieux se régénérer, de mieux se réparer, de vieillir moins vite. Elle est aussi une source de santé :

– en participant à l’amélioration d’états pathologiques,

– en limitant les gaspillages d’énergie donc en augmentant la quantité d’énergie dont vous pouvez disposer,

– en vous aidant à retrouver votre poids de forme et à le maintenir,

– en renforçant les défenses naturelles de votre organisme et par conséquent d’être moins souvent malade,

– en limitant grandement les risques de complications pour des maladies déjà existantes.

En résumé

Un mode alimentaire sain doit être composé, si possible, d’aliments de qualité biologique ou contenant le moins possible de pesticides. Les aliments ne doivent pas être dénaturés, c’est-à-dire qu’ils doivent être consommés crus, peu cuits ou cuits en douceur (cuisson vapeur, wok, cuisson à basse température).

Une alimentation saine doit donc comporter beaucoup de fruits et de légumes. Les autres aliments doivent représenter leur accompagnement pour compléter les apports nutritionnels. Les différentes classes d’aliments ne doivent pas toutes être mélangées. Lorsque nous mangeons, un repas doit avant tout nous permettre de nourrir correctement notre organisme, ce repas doit être bien digéré pour que ses composants soient bien assimilés et qu’ils servent vraiment au fonctionnement de notre organisme et ne provoquent pas son empoisonnement.

Il faut modifier nos habitudes alimentaires dictées par l’industrie agroalimentaires et réapprendre à bien manger en respectant les associations alimentaires favorables ou neutres pour qu’aucun aliment n’entrave la bonne digestion des autres et pour que votre corps utilise un minimum d’énergie pour réaliser la digestion.

Je vous parlerai plus précisément des associations alimentaires, de la cuisson des aliments, de la composition des repas et de l’empoisonnement de l’organisme dans les prochains articles.

Référence :

[1] étude INCA 2 réalisée en 2006-2007 pour observer l’évolution des habitudes alimentaires françaises, menée par l’AFSSA.

[2] résultats de l’étude OBEPI menée par L’INSERM/ SOFRES/ ROCHE.

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Publié par Raphaël - dans Alimentation
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