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Blog du Dr Raphaël Perez

"Prendre sa santé en main" "Créer une meilleure qualité de vie"

Lyme et le malade asphyxié

Lyme et le malade asphyxié

Je reçois régulièrement des questions sur le sujet de la maladie de Lyme. C’est une maladie de plus en plus répandue et les malades, ballotés d’un médecin à l’autre, restent souvent incompris dans leur détresse. C’est pourquoi j’ai choisi d’y consacrer un nouvel article sur une période assez courte.

Borraelia n'aime pas l'oxygène

La maladie de Lyme est une maladie d’asphyxie cellulaire. La bactérie responsable de la maladie, Borrelia burgdorferi, vit dans un environnement anaérobie, c’est-à-dire en l’absence d’oxygène ou dans des tissus faiblement oxygénés. La présence importante d’oxygène provoque la mort de la bactérie.

La maladie de Lyme ne se développe que sur un terrain favorable. Chaque année, des millions de personnes se font mordre par une tique ou piquer par un insecte qui leur transmet la bactérie Borrelia. Parmi elles, certaines ne développeront jamais la maladie de Lyme, tandis que d’autres voient les symptômes apparaître au bout de quelques jours ou alors de quelques années.

Borrelia burgdoferi n’aime pas l’oxygène. Elles ne se développent que dans des cellules qui en manquent. C’est ce qui explique la variabilité de vitesse de déclaration des symptômes à la suite du contact avec la bactérie.

Quand peu de cellules sont en manquent d’oxygène, la bactérie ne peut pas se développer. Elle vit dans les zones asphyxiées mais la croissance bactérienne et les migrations d’un organe à l’autre sont contrôlées par une bonne oxygénation globale. C’est ce que l’on appelle être porteur sain ; la bactérie est bien présente, mais la maladie n’est pas déclaré.

A l’inverse, lorsqu’un grand nombre de cellules vit en manque d’oxygène, la bactérie trouve un terrain propice pour se développer et libérer beaucoup de toxines. C’est ainsi que les symptômes cliniques apparaissent au gré de l’évolution de la santé des tissus dans l’organisme et, par conséquent, des migrations de la bactérie.

Décryptage d'un cas de maladie de Lyme

Pour illustrer mes propos, voici le cas de mademoiselle M, une jeune femme de 26 ans, mordue par une tique. Elle s’est rapidement rendu compte de la morsure. Elle a désinfecté la plaie et en a parlé à son médecin, qui lui a prescrit un traitement antibiotique. Elle a suivi son traitement et n’a eu aucun symptôme. Un peu plus d’un an après, des douleurs à une dent lui font consulter un dentiste, qui détecte une carie bien installée et une autre dent abîmée. Elle reçoit ses soins dentaires et, dans les mois qui suivent, elle commence à avoir des symptômes inexpliqués (douleurs articulaires et troubles neurologiques). Plus de 15 mois après la morsure de la tique et après avoir pris son traitement antibiotique, elle n’arrive pas à faire le lien avec la maladie de Lyme. Pourtant, après des mois dans l’incompréhension, un médecin lui fait faire un test qui se révèle positif pour la maladie de Lyme. Ni elle ni le médecin ne comprennent pourquoi elle développe la maladie aussi tardivement et malgré l’usage des antibiotiques. Le médecin pense même qu’elle s’est fait de nouveau mordre par une tique récemment.

La conclusion du médecin est possible. Toutefois, en observant attentivement le tableau global de Mademoiselle M, certaines choses sautent aux yeux. Nous avons tout d’abord une morsure de tique. Ensuite, un traitement antibiotique qui n’a peut-être pas détruit toutes les bactéries. J’apporte ici une précision de taille. Un traitement antibiotique circule dans le sang pour pouvoir diffuser dans les différents tissus. Malheureusement, il ne pénètre pas efficacement dans les cellules mortes, où Borrelia peut survivre. Bien après le traitement antibiotique, Mademoiselle M reçoit des soins dentaires et un amalgame dentaire contenant des substances toxiques. Ces substances affectent facilement les cellules du système nerveux en perturbant leur fonction respiratoire. Pour faire très simple, les cellules ont des difficultés pour s’oxygéner correctement. De plus, en discutant avec Mademoiselle M, j’ai reçu deux autres informations importantes, elle a fait ses soins dentaires à contrecœur et elle a vécu une rupture amoureuse à peu près. Sa situation émotionnelle a engendré un sommeil de moins bonne qualité, moins réparateur, des nuits plus courtes et certains comportements alimentaires de compensation.

Le manque de récupération a diminué la capacité de l’organisme à évacuer les toxines qui, par conséquent, se sont accumulées dans les tissus. Le stress, en générant beaucoup de toxines, a favorisé l’encrassement du système nerveux. Cela a eu pour effet d’amplifier le phénomène d’asphyxie du système nerveux et de tout son corps. Pour aller plus loin, il serait possible d’entrer dans la dimension symbolique de l’état émotionnel vécu par l’acte dentaire et par la rupture amoureuse car cela a probablement généré des tensions et des blocages dans l’organisme, préjudiciables à la récupération. Certains blocages émotionnels, lorsqu’ils sont liés à des chocs émotionnels, peuvent empêcher une évolution positive de la santé du malade. Il ne faut donc pas le négliger. Un nombre important de personnes ayant développé la maladie de Lyme ont subi un gros stress avant que les symptômes n’apparaissent ou alors vivent dans un état élevé de stress permanent.

J’espère que cette présentation et la description de ce cas, vous permet de comprendre un peu mieux la maladie de Lyme.

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Raphaël Perez

Auteur de 5 livres sur l'alimentation et la santé naturelle
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charlotte 04/11/2015 21:08

bonjour
merci pour cet article intéressant. je me demandais s'i pouvait du coup être intéressant de faire attention à bien s'oxygéner, par des respirations profondes de type enseignées par le yoga, voire même s'il pouvait être intéressant de faire des séances avec le bol d'air jacquier? merci d'avance pour votre réponse

Raphaël 05/11/2015 18:11

Bonjour,
En effet, faire des exercices respiratoires régulièrement ou éventuellement le bol d'air Jacquier sont très intéressants pour contenir le développement de la maladie et permettre à votre corps de reprendre au moins partiellement le dessus.

Corinne 24/05/2014 18:08

Merci pour ces informations. Ce n'est vraiment pas facile de vivre avec cette maladie. J'ai essayé pleins de choses mais sans résultats durables. Je commence a comprendre un peu mieux pourquoi.