Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Blog du Dr Raphaël Perez
  • : "Prendre sa santé en main" "Créer une meilleure qualité de vie"
  • Contact

Qui est Raphaël PEREZ ?

Dr Raphaël Perez
Docteur en pharmacie, Nutritionniste, expert en santé naturelle et en jeûne

Coach de motivation et accélérateur de réussite

Consultation sur rendez-vous par téléphone ou visiophone (skype) depuis 2011.

Tél : 06-29-39-51-00
Mail : raphperez@free.fr

Description : suivis personnalisés pour obtenir une hygiène de vie et alimentaire plus respectueuse de son corps et de son mental

Séminaires de jeûne, de santé, de gestion du stress et libération des émotions

Séminaires de motivation et de conditionnement mental pour réaliser ses objectifs

 

Partenaires

Dr Raphaël Perez
Docteur en pharmacie, Nutritionniste, Coach expert en santé naturelle et en jeûne

Consultation sur rendez-vous par téléphone ou visiophone (skype) depuis 2011.

Ustensiles de cuisson à basse température
Bio et Bien-être

Bio et Bien-être

France-sites

france-sites

link

6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 21:20

Le sommeil est le paramètre d'hygiène de vie le plus important avec la respiration, bien devant l'alimentation. Au même titre que la respiration, il est particulièrement négligé.

Le sommeil est le plus puissant rénovateur qui soit. Il joue un rôle essentiel dans le maintien d'un bon équilibre du couple activité/repos. Il est accessible à tous. Pourtant les personnes malades ou en état de fatigue chronique usent et abusent de stimulants divers (café, thé, chocolat, sucre, plantes, huiles essentielles) dont les effets vont à l'encontre de la récupération. Si les troubles, le plus souvent, s'atténuent temporairement avec ce genre de comportement, les stimulants ne permettent en aucun cas de résoudre la véritable cause du problème.

Quelle est cette cause ? Il s'agit du manque d'énergie vitale, d'un état de fatigue grandissant, ne permettant plus à l'organisme de fonctionner correctement. Changer son alimentation, faire plus d'exercice physique est une très bonne chose. Cependant, ne pas laisser son corps récupérer est la pire des choses que nous puissions faire. Cette vidéo vous permettra de mieux comprendre le puissants effet rénovateur et rajeunissant du sommeil.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 13:01

Savoir profiter de la vie

Je suis actuellement à Paris. J’interviens pendant plusieurs jours au Parc floral. Ce matin, alors que je me préparai à partir pour le parc, un collègue m’appelle pour me prévenir que la journée d’intervention est annulée en raison d’une explosion.

L’explosion a eu lieu ce matin avant 7 heures. L’endroit où je réalise mon intervention a été touché. J’ai eu beaucoup de chance, ainsi que toutes les personnes ayant prévu de ce rendre au parc floral aujourd’hui, que l’incident ait eu lieu tôt dans la matinée. Il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels.

J’ai immédiatement pensé à la chance que nous avions. Nous, qui nous rendions au parc, mais vous aussi qui êtes dernières votre écran. Nous avons une chance énorme et, le plus souvent, nous ne nous apercevons pas. Je rencontre beaucoup de personnes qui se plaignent de diverses choses qui leur arrivent dans leur vie. Bizarrement, elles expriment très peu toutes les bonnes choses qu’elles vivent ou dont elles profitent au quotidien. Pire encore, elles n’y prêtent même pas attention.

Quand je demande à quelqu’un, dans la situation ci-dessus, de me citer trois choses positives et agréables qu’elle a vécues ou dont elle a profités au cours de la journée, j’obtiens généralement les réponses suivantes : « je ne vois pas », « je ne trouve pas » ou pire « il n’y en a pas ». C’est terrible d’imaginer que des personnes ne vivent pas ou ne profitent pas de choses agréables. C’est alors que je leur demande si elles trouvent que le travail que nous faisons jusqu’ici est positif et si elles passent un moment qu’elles peuvent qualifier d’agréable ou de constructif pour elles. Le plus souvent, j’obtiens un oui. Ces personnes vivent donc sur l’instant une situation positive pour elles et elles n’en sont pas conscientes.

Partout du positif

Le positif, le beau, le bon, les choses agréables, les situations qui nous montrent que nous avons beaucoup de chance sont présents tout autour de nous. Voici une liste très courte de choses positives que je peux vous faire partager :

  • je suis en bonne santé ;
  • j’ai mes deux jambes et je peux marcher normalement ;
  • je n’ai pas de handicap aux jambes et je peux courir ;
  • j’ai la chance de pouvoir utiliser ces magnifiques technologies que sont l’ordinateur et l’internet (cela m’est bien utile pour pouvoir rédiger mes articles et vous les faire partager) ;
  • mes parents et deux de mes grands-parents sont en vie ;
  • j’ai une maison dans laquelle je sais que je peux passer l’hiver au chaud (j’ai beaucoup de chance de ne pas vivre dans la rue) ;
  • il fait beau et je profite du soleil ;
  • je me promène ;
  • je passe un moment à jouer avec mon chien ;
  • je mange tous les jours à ma faim (encore une autre chance immense) ;
  • vous êtes de plus en plus nombreux à visiter mon blog (merci à vous) ;
  • je n’ai pas connu la guerre, comme mes grands-parents ;
  • je vis dans un pays, la France, où la liberté d’expression est relativement importante, etc.

Je pourrai poursuivre ainsi sur des pages mais j’espère que vous l’aurez compris, le positif est partout. Profitez de la vie, vous ne vous en porterez que mieux. Votre mental, votre qualité de vie et votre santé seront bien meilleurs. Vous vivrez dans une dynamique beaucoup plus positive.

Savoir profiter de la vie ne signifie par de faire la fête ou d’être dans l’excès permanence, ni même de rechercher à tout prix le bonheur. Je profite de la vie en étant simplement conscient de la réalité. Il y a plein de belles choses à vivre, de belles rencontres à faire et de moments agréables à passer. Sachez remercier la vie pour cela. Lorsqu’on se promène, nous avons la possibilité de profiter de la promenade ou nous pouvons penser à tout ce qui ne va pas. Il est très facile de passer à côté de bons moments et de ne pas se rendre compte de la chance que l’on a.

Etre conscient de la chance que nous avons et savoir profiter des petites choses agréables de la vie font partie des éléments clés du bien-être.

Je vous souhaite une très fin de semaine et j’espère que vous saurez bien en profiter.

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 15:12

Sclérose en plaques, l’espoir du sommeil

Une nuit d’un sommeil réparateur, quoi de mieux pour bien récupérer. Une évidence ! Et pourtant le sommeil est actuellement très négligé. Bien dormir permet de bien se reposer, mais aussi de régénérer son corps. Le terme « régénérer » n’est pas trop fort. En effet, le sommeil favorise la réparation des tissus, de tous les tissus, même pour les cellules du cerveau.

La myéline est une substance protectrice des fibres nerveuses. Elle fait défaut aux personnes atteintes de la sclérose en plaques. Cette maladie auto-immune est caractérisée par la destruction, plus ou moins importante, des gaines de myéline par l’action des propres anticorps de l’organisme. La détérioration de la myéline est bien visible à l’IRM sous la forme de plaques. Elle affecte la transmission rapide de l’influx nerveux. Par conséquent, divers symptômes apparaissent en fonction des nerfs affectés :

  •          Fatigue importante
  •          Troubles sensitifs (fourmillements, perte de sensibilité, etc.)
  •          Troubles moteurs (faiblesse, perte d’équilibre, difficultés d’élocution, etc.)
  •          Troubles urinaires et du transit (incontinence, constipation)
  •          Troubles cognitifs (difficultés de concentration, problèmes de mémoire, etc.)
  •          Troubles de la vision (vision floue, double, nérite optique, etc.)
  •          Troubles de la sexualité (problèmes érectiles chez l’homme et de sensation chez la femme)

Mais alors, en quoi le sommeil peut-il être un espoir pour les personnes ayant une sclérose en plaques ? Lire la suite...

La fabrication de la myéline est conditionnée par le sommeil. L’expression des gènes, c’est-à-dire leur activité, n’est pas la même tout au long de la journée ainsi qu’en fonction de différents paramètres (alimentation, stress, etc.). Les gènes qui contribuent à la formation de la myéline sont plus actifs pendant que nous dormons. La production de myéline atteint son paroxysme au cours du sommeil paradoxal, avec un rendement multiplié par deux.

Chaque cycle de sommeil dure environ 1h30. Une nuit comporte une succession de cycles. Le sommeil paradoxal est la phase terminale de chaque cycle de sommeil. Plus nous avançons dans notre nuit de sommeil, plus la durée du sommeil paradoxal de chaque cycle augmente. Par conséquent, dormir 7h30 ou 9h par nuit est bien plus réparateur qu’une courte nuit de 6 heures de sommeil. Un à deux cycles de sommeil en plus et, surtout, des phases de sommeil paradoxal plus longues en fin de nuit offre une production de myéline beaucoup plus importante.

Ainsi, le manque de sommeil réduit considérablement la production de myéline. Mais ce n’est pas tout, il favorise aussi l’expression (l’activation) de tous les gènes impliqués dans la dégénérescence cellulaire. Il est même probable que le manque de sommeil et de récupération nocturne augmente la virulence de la maladie auto-immune à l’image du stress. D’ailleurs, le manque de sommeil est biologiquement une forme de stress pour l’organisme.

Les personnes ayant une sclérose en plaques ont tout intérêt à privilégier de bonnes nuits de sommeil. Encore plus que les personnes en bonne santé, elles devraient avoir un sommeil d’une durée suffisante. Je conseille de dormir au moins 7h30 et si possible 9h pour le retard de sommeil qu’elles ont accumulé. Pour cela, il est bon de se coucher plus tôt, de faire des siestes (lorsque c’est possible) et, de temps en temps, de faire une cure de sommeil. La cure de sommeil consiste à se coucher 1h-1h30 plus tôt que d’habitude tous les soirs ou presque durant 10 ou 15 jours (ou plus). Cette cure de sommeil permet en l’espace de deux semaines de gagner l’équivalent de 2 à 3 nuits de sommeil ; ce qui est énorme.

Je vous souhaite de bonnes nuits et surtout une meilleure santé

Source :

Bellesi M., Pfister-Genskow M., et coll. Effects of Sleep and Wake on Oligodendrocytes and Their Precursors. J. Neurosci. 2013; 33(36): 14288-14300.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 11:13

Cure de raisin, pour une détox réussie

A la fin de l’été et au début de l’automne, une petit cure de détoxination fait beaucoup de bien pour pouvoir ensuite aborder l’hiver dans de bonnes conditions. C’est la saison du raisin. Alors quoi de mieux que d’envisager une cure avec ce fruit succulent.

La cure de raisin est connue et pratiquée depuis l’antiquité. Plus proche de nous, elle a commencé à être popularisée à la suite de la parution en 1927 de l’ouvrage de Johanna Brandt, une infirmière sud africaine malade qui réussit à guérir d’un cancer en utilisant cette méthode. A cette époque, elle était principalement utilisée pour soigner les troubles digestifs, urinaires, hépatiques, les rhumatismes et certaines maladies infectieuses. En France, la cure de raisin reçue l’approbation de l’Académie de médecine en 1933.

Si la cure de raisin a pu révéler un intérêt certain dans le cas de maladies graves, ce n’est pas un traitement. Elle permet simplement à l’organisme de se nettoyer et de se revitaliser. Elle possède également un effet minéralisant grâce à la richesse du raisin en sels minéraux (calcium, magnésium, potassium, fer, cuivre, manganèse, sélénium, etc.). Sa composition globale fait du raisin un aliment purifiant pour l’organisme. Il contient très peu de toxines et favorise leur élimination. Il est considéré par divers auteurs comme un draineur du foie, des reins et des intestins. Pour toutes ces raisons, la cure de raisin contribue à la prévention des maladies, elle permet à l’organisme de reprendre le dessus sur certaines maladies et elle est une bonne aide pour perdre du poids sainement (sans brutaliser l’organisme).

La cure de raisin est loin d’être une cure farfelue, insensée et dangereuse. Elle est plus aisée à aborder qu’un jeûne et elle permet de renforcer très efficacement son état de santé. Contrairement au jeûne, elle peut être suivie par tous. Cependant, avec certaines maladies quelques précautions s’imposent. Par exemple, avec un diabète, il convient de surveiller sa glycémie et d’adapter son traitement à la consommation exclusive de raisin pour éviter les problèmes d’hyper- ou  d’hypoglycémie. De même, les femmes enceintes et allaitantes doivent être prudentes (précisions plus loin). Après la cure de raisin, comme après un jeûne, il est plus facile d’améliorer ses habitudes alimentaires et d’entretenir les bénéfices obtenus par la cure.

Je conseille de ne consommer que la chair du raisin et de recracher la peau et les pépins pour éviter l’irritation des intestins. De plus, la peau concentre les pesticides, lorsque le raisin a été traité. Dans ce cas, sa consommation réduire fortement l’efficacité de la cure. Pendant la cure, il n’y a pas lieu de faire des lavements. Le nettoyage des intestins se fait de lui-même avec une alimentation composée de fruits. Le but de la cure de raisin n’est pas d’avoir un côlon tout propre, mais de favoriser l’élimination des toxines stockées dans les cellules. En stimulant l’organisme, le lavement réduit la détoxination cellulaire. Un côlon bien propre avec un corps encrassé aboutit à organisme malade. J’ai vu un certains nombre de personnes qui faisaient régulièrement des lavements et qui n’étaient pas pour autant en bonne santé.

Il est souvent recommandé de manger 2 kg de raisin par jour et parfois jusqu’à 3 kg. Il n’est pas indispensable d’en consommer autant. La réduction des quantités augmente le nettoyage et la revitalisation de l’organisme. En simplifiant l’alimentation à un aliment pendant plusieurs jours et en réduisant les quantités, le système digestif se met au repos et l’énergie économisée est mise à profit par l’organisme pour se détoxiquer. Il est possible de commencer la cure avec des quantités importantes de raisin puis de les réduire peu à peu. Le plus important est de ne pas avoir faim. S’il faut éviter de manger en permanence, il n’y a pas d’horaire à respecter pour effectuer son repas de raisin. Il est possible de rester sur trois prises alimentaires quotidiennes, mais aussi de monter jusqu’à cinq si besoin, en réduisant bien évidemment les quantités par prise. Je ne recommande pas spécifiquement une variété particulière de raisin. Toutefois, il est toujours intéressant de favoriser la diversité. Ainsi, vous pouvez, au cours d’une cure de raisin, alternez au moins trois variétés raisins et éventuellement cinq ou six si vous en avez la possibilité. La variété alimentaire est toujours intéressante car chaque espèce possède des particularités nutritionnelles qui lui son propre.

La cure de raisin n’est pas difficile à tenir puisqu’elle permet de conserver suffisamment d’énergie pour réaliser une activité normale. Toutefois, il est préférable de lever un peu le pied sur le rythme du quotidien. Les principaux « désagréments » sont des symptômes de détoxination (le plus souvent maux de tête, nausées, insomnies) qui surviennent au cours des premiers jours, souvent considérés comme les plus difficiles. La frilosité peut aussi accompagner l’intensification de la détoxination. Certains verront aussi apparaître une période de diarrhées, au cours de laquelle la cure de raisin peut se poursuivre. Et parfois, il peut se produire une crise d’élimination (un rhume, une fièvre, une éruption cutanée, etc.). Cela dépend de l’état d’encrassement l’organisme et du mode alimentaire avant la cure de raisin. Il en est de même pour la sensation de fatigue (ou de faiblesse pour être plus précis) parfois ressentie.

Pour réduire le risque de crise d’élimination, il est préférable de réduire son alimentation sur 2 à 3 jours avant d’entamer la cure. Les premières choses à retirer de l’alimentation sont les excitants (café, thé, chocolat, alcool, sucre), ainsi que la viande et le poisson. Ensuite, les produits laitiers et les féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre etc.). Enfin, les autres aliments (noix, œufs, les autres fruits et les légumes) pour ne se retrouver qu’avec du raisin. Pendant et juste après la cure de raisin, la majorité des personnes se sentent légères et ressentent un meilleur tonus. La qualité de la peau s’en trouve améliorer ainsi que la qualité du sommeil et d’autres petits maux (maux de tête, douleurs articulaires, etc.). Pour beaucoup la cure de raisin est une véritable cure jouvence. Bien sûr, les résultats dépendent de l’état de départ et de la durée de la cure.

Certaines personnes ressentent de la lassitude à ne manger que du raisin pendant plusieurs jours à plusieurs semaines. Dans ce cas, il est possible de prendre de temps en temps un repas constitué d’un autre aliment : un autre fruit ou un légume vert, par exemple, du concombre.

La cure de raisin peut durer seulement quelques jours ou se prolonger sans problème sur 3 ou 4 semaines. Les bénéfices augmentent avec la durée. Pour une découverte, il peut être intéressant de réaliser deux ou trois fois 3 jours de cure durant le mois de septembre (période la plus propice pour cette cure). Les femmes enceintes particulièrement, et à un degré moindre, les femmes allaitantes doivent prendre certaines précautions pour ne pas mettre en danger leur bébé. Je leur conseille de ne pas de ne pas prolonger la cure de raisin trop longtemps. Il leur est possible de faire comme pour les personnes qui découvrent en observant 3-4 petites cures de trois jours en l’espace d’un mois.

A la fin de la cure, il ne faut pas reprendre l’alimentation du quotidien d’un seul coup. La reprise alimentaire se fait progressivement. L’idéal étant de la réaliser sur une période équivalente à la moitié de la durée de la cure. La reprise alimentaire se fait à l’inverse de la réduction alimentaire en augmentant doucement les quantités. Ainsi, les premiers repas ne contiendront que des fruits ou des légumes frais.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Dr Raphaël Perez - dans hygiène de vie
commenter cet article
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 16:16

Détoxination libre ou forcée

Des méthodes de détoxination sont utilisées depuis des millénaires. Elles sont passées de pratiques instinctives à remèdes de grands-mères puis ont été considérées comme farfelues il y a encore 10 ou 15 ans. Aujourd’hui, la détoxination est devenue un terme à la mode et représente un marché très porteur. De plus en plus de personnes ou de sociétés proposent des produits et des méthodes pour se détoxiner. De nouveaux produits et méthodes, pas toujours très innovants d’ailleurs, arrivent sur le marché chaque année. Devant un choix grandissant et des informations maintenant disponibles dans tous les magazines féminins et sur internet, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver, surtout que toutes les méthodes ne se valent pas. Je ne vais pas les énumérer une à une. Je vais m’attarder sur les deux courants principaux :

·         Les méthodes qui stimulent l’activité de détoxination, que j’appelle la détoxination forcée ;

·         Les méthodes qui laissent l’organisme se détoxiner librement, à son rythme, que j’appelle la détoxination libre.

Avant d'entrer plus dans le détail des deux courants de détoxination, il est intéressant de savoir ce qu’est la détoxination. Notre corps dispose d’un capital énergétique pour effectuer l’ensemble de ses activités. Ce capital fluctue d’un jour à l’autre et tout au long d’une vie. Le capital énergétique des enfants est élevé alors que celui des personnes âgées et des malades chroniques est faible.

La fonction d’élimination de l’organisme, qui permet de réaliser la détoxination, est une des diverses fonctions de l’organisme. Elle est active en permanence, tout comme la fonction de circulation avec le cœur ou la fonction de respiration avec les poumons. Elle consiste à neutraliser les molécules toxiques et à les évacuer de l’organisme. Elle dépend de son état physiologique (usure des organes, pathologies), de sa vitalité et des activités effectuées (activité physique, digestion, stress, activité professionnelle, repos, etc.). Ainsi l’intensité de la fonction d’élimination diminue quand nous avons des activités qui nécessitent de l’énergie car l’énergie orientée vers ses ces activités n’est plus disponible pour le nettoyage du corps. A l’opposé, elle augmente lorsque ces activités diminuent et tendent vers le repos.

La fonction d’élimination permet à l’organisme de limiter son encrassement. Lorsque l’encrassement devient trop important des douleurs et des problèmes de santé apparaissent ainsi qu’un état de fatigue chronique. La fonction d’élimination est alors capitale pour maintenir notre corps en bonne santé le plus longtemps possible.

La détoxination forcée

L’utilisation de tout procédé artificiel ou produit, allant à l’encontre des priorités de travail interne choisies par l’organisme et visant à stimuler l’élimination des toxines correspond à une détoxination forcée. Pour réaliser cette dernière, le produit ou procédé oblige l’organisme à mobiliser spécifiquement une part de son énergie pour accroitre son activité de détoxination. Après toute stimulation, surtout importante, il s’ensuit une phase dite de dépression :

-          Le coup de fouet du sucre, lié à l’hyperglycémie, suivie d’une hypoglycémie avec les symptômes de faiblesse, de vertige, de fringale, de difficultés de concentration…

-          Celui du café suivie d’une baisse de la vigilance et de somnolence quelques heures après la dernière prise.

-          L’effet stimulant intestinal des laxatifs suivi d’un état de constipation par ralentissement de l’activité de l’intestin.

Pour fonctionner, notre corps dispose d’énergie calorique, provenant des aliments (glucides, protéines, lipides) et d’énergie vitale, correspondant d’une certaine manière à nos batteries. Si l’énergie calorique est importante, l’énergie vitale l’est encore plus puisque lorsqu’elle s’amenuise notre corps tout entier fonctionne au ralentit. Divers symptômes apparaissent parmi lesquels la fatigue chronique et les troubles digestifs sont les plus fréquents.

Lorsqu’un organe ou une fonction est stimulé, les autres reçoivent temporairement moins d’énergie pour leurs activités. Si les stimulations deviennent fréquentes, elles affaiblissent l’organisme, particulièrement s’il est déjà en déficit énergétique, situation caractéristique des personnes fortement encrassées et fatiguée. Il faut alors faire attention à ne pas vouloir à tout prix stimuler une personne car le bilan final peut aller à l’encontre de l’objectif recherché.

La détoxination forcée n’est pas autant à bannir, mais elle doit être pratiquée dans de bonnes conditions, c’est-à-dire associée à une amélioration de l’alimentation et de l’hygiène de vie. En effet, dans ces conditions, la stimulation de la fonction d’élimination n’affaiblit pas spécialement l’organisme puisque l’amélioration générale l’encrasse moins et lui permet de retrouver plus de vitalité. Dans le cas contraire où les habitudes de vie ne sont pas modifiées, la stimulation s’ensuit  d’une sensation d’amélioration temporaire, mais le ralentissement de la fonction d’élimination, permettant aux organes stimulés de récupérer, s’accompagne d’une nouvelle augmentation rapide de l’état d’encrassement.

La détoxination libre

L’utilisation de moyens naturels, regroupant principalement une alimentation adaptée, la restriction alimentaire (diètes, jeûne), l’activité physique modérée, le soleil, le repos, la respiration, gestion du stress, etc., permet de réaliser la détoxination libre. Celle-ci consiste à renforcer les facteurs de récupération (de l’énergie vitale) de l’organisme et de diminuer les facteurs d’encrassement. Notre corps retrouve ainsi une liberté de fonctionnement plus importante. Il peut affecter plus d’énergie aux fonctions qui en ont le plus besoin sous la direction de son intelligence profonde encore appelé médecin intérieur ou instinct somatique.

La détoxination libre permet à l’organisme d’effectuer le travail de nettoyage comme il l’entend et à la vitesse ou il l’entend. L’élimination des toxines peut être réalisée de manière plus intense par organe plutôt qu’un autre. Les toxines à éliminer peuvent provenir en plus grande quantité d’un endroit de l’organisme plutôt qu’un autre. Lorsqu’un organe excréteur a beaucoup travail, le médecin intérieur le met temporairement au repos, son activité est moindre, et un ou d’autres organes excréteurs prennent le relais du travail intense. Le travail d’élimination se réalise en parallèle avec la fonction de réparation. Par conséquent, à un moment donné l’intelligence profonde de notre corps peut choisir de mobiliser plus ou moins d’énergie pour la réparation d’organes en fonction des besoins et donc modifier la quantité d’énergie disponible pour la fonction d’élimination.

La détoxination libre est idéale pour obtenir une amélioration générale en permettant d’obtenir un travail organisé et équilibré des différentes fonctions de notre organisme. Si de bonnes habitudes de vie sont adoptées à la suite de la détoxination libre, les bénéfices obtenus se prolongent plus longtemps. La détoxination peut même continuer à être supérieur à l’encrassement pendant des semaines voir des mois si l’hygiène de vie est excellente et que l’état d’encrassement était important.

 

Si vous avez des commentaires ou des questions, n’hésitez pas à les déposer ou me les envoyer. Comme à chaque fois, je me ferai un plaisir de vous répondre.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 16:17

La surcharge pondérale représente un problème de taille pour de nombreuses personnes. Et pour cause, la prise de poids et les difficultés à mincir durablement sont sous l’influence de plusieurs facteurs. Les principaux facteurs identifiés à ce jour sont l’alimentation inadaptée, la sédentarité, le manque de sommeil et plus largement de repos, le stress, les médicaments, certains polluants, le manque de soleil (vitamine D), la génétique et le manque d’éducation pour choisir des produits plus sains. Il est rare qu’un de ces facteurs soit responsable à lui seul des problèmes de surpoids. Généralement, c’est l’accumulation de l’influence négative de l’ensemble de ces facteurs qui en est responsable.

Globalement, lorsque notre corps possède une bonne vitalité, il compense facilement les excès, qu’ils s’agissent d’alimentation, de manque de repos et d’activité physique… A l’inverse, quand notre organisme se fatigue, il compense beaucoup plus difficilement les excès. Par conséquent, la prise de poids devient souvent inévitable sans véritable changement au niveau de l’hygiène de vie. Les régimes, malheureusement si prisés, n’apportent aucun changement durable et affaiblissent souvent un peu plus l’organisme.

Toutes les personnes qui ont des problèmes de surpoids ne se goinfrent pas forcément. Certaines font même très attention à ce qu’elles mangent, mais sans succès ou avec de faibles résultats et c’est d’autant plus difficile à vivre que, de l’extérieur, elles passent pour des personnes sans volonté, qui se laissent facilement aller alors qu’elles font beaucoup d’efforts. Cette situation n’est pourtant pas surprenante. En effet, si l’alimentation représente le problème majeur de la prise de poids, quelques changements alimentaires simples suffisent pour mincir efficacement. Si l’alimentation représente un problème mineur, la perte de poids sera minime. Il  faut alors chercher parmi les autres facteurs. C’est pour cette raison qu’il est important de travailler sur l’ensemble de facteurs cités pour obtenir de bons résultats.

La place du mental

Parmi les facteurs négligés par la plupart des personnes qui souhaitent mincir se trouve le stress. Je parle du stress au sens large, qui va bien au-delà du stress du travail. Par exemple, une personne qui se pèse tous les jours en étant obnubilé par son poids vit un stress important. De même, si elle est toujours négative envers elle-même ou si elle ne s’accepte pas. Cette situation aboutit à une baisse de l’estime de soi et une forte dévalorisation. La culpabilité et la frustration représentent d’autres facteurs de stress retrouvés très fréquemment chez les personnes en surpoids. Certaines situations, provoquant un véritable choc émotionnel, sont également responsables d’un état de stress et de tension émotionnelle permanents puisque la personne n’a pas réussi à évacuer cette émotion et que le choc émotionnel est resté ancré dans sa mémoire. L’énumération des facteurs de stress générés par notre mental pourrait se prolonger encore bien longtemps.

D’une manière générale, 90% du stress que nous ressentons  est généré par notre mental. Certains parlent de kilos émotionnels, d’autres de kilos nerveux. Toujours est-il que l’atténuation du niveau de stress est souvent indispensable pour mincir efficacement (ne pas reprendre les kilos perdus au bout de quelques mois).

Je rencontre dans mon cabinet des personnes qui changent leur manière de voir les choses, de se percevoir juste en effectuant des changements alimentaires. Ils perçoivent que ces derniers représentent un point de départ pour prendre soin d’eux. Il ressort de certains entretiens un sentiment de mieux-être, de s’occuper de soi, de se valoriser et de prise de conscience qu’il faut privilégier les choses importantes de la vie. Les choses ne se font pas toujours aussi facilement. Il faut parfois effectuer des entretiens axés sur la levée des tensions émotionnelles et sur la gestion du stress pour accélérer ou lancer la perte de poids. Lorsque des émotions fortes sont évacuées, nous pouvons observer une perte de poids de quelques kilos sans effort particulier sur le plan alimentaire. Le mental est capital pour mincir dans de bonnes conditions. Une personne qui vit mal dans sa tête et dans son corps, qui n’arrive pas à s’apprécier, qui n’arrive pas à s’accepter donc à s’aimer aura toujours plus de difficulté à mincir.

Notre mental et plus largement notre cerveau possède une capacité d’action exceptionnelle. Trop peu de personnes en ont réellement conscience et malheureusement, la plupart des personnes que je vois en consultation utilisent leurs capacités cérébrales à leur détriment en se stressant un peu plus chaque jour. Avec le rôle affectif que joue aujourd’hui notre alimentation, il est indispensable qu’une prise en charge d’amincissement prenne en compte le stress et les émotions. Sans cela les échecs sont fréquents, les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous et la frustration grandit un peu plus.

Nous devons arriver à utiliser notre mental en notre faveur et non en notre défaveur. Il doit nous permettre d’avoir confiance en nous, de nous valoriser, d’observer les situations négatives afin d’en tirer les leçons pour progresser plutôt que de les subir comme une fatalité sans avancer. Nous devons maintenant avoir à l’esprit que mincir se joue aussi dans la tête et ainsi ne plus négliger l’importance du mental et de nos émotions.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 08:23

Les critères de beauté de notre monde moderne sont de plus en plus dictés par les médias. Télévision, internet, magazines, mais aussi vitrines des magasins et publicités dans les rues nous montrent des femmes et des hommes qui incarnent les canons de la beauté. Les femmes sont généralement minces avec de très belles formes, et les hommes musclés. Pour attirer encore plus l’attention, il est fréquent que les mannequins soient en partie dévêtus ou dans des tenues très sexy.

Des millions d’hommes et de femmes s’identifient à ces images qui nous envahissent. Ils essayent consciemment ou inconsciemment de leur ressembler. La situation ne serait pas grave si elle n’engendrait pas une perception irréaliste de la beauté et des comportements à risque pour la santé.

Des critères de beauté irréalistes

Les critères de beauté modernes sont devenus irréalistes parce que la quai totalité des images que nous percevons sont truquées. Tout d’abord, toutes les personnes que vous voyez sont maquillées. Ensuite, pour que les photos ou images soient agréables, les conditions d’éclairage sont particulières. Elles ne correspondent en rien aux photos ou aux vidéos que vous êtes susceptibles de réaliser. Enfin, la grande majorité des photos sont retouchées par informatique. Photoshop® est le logiciel de retouche le plus connu. Le grand public ignore généralement que même les vidéos sont retouchées.

Le naturel n’existe donc plus sur toutes ces images truquées. L’éclairage est modifié, le ou les bourrelets gommés, le bouton disgracieux ou le grain de beauté gênant effacé, les rides naissantes supprimées. Voici quelques photos, que vous connaissez peut-être déjà, illustrant mes propos.

IMG 0005IMG 0008

Petite transformation au niveau du ventre et du teint de la peau.

 

 IMG 9981

 

Modification du teint, de la visibilité des tendons de son cou, de la couleur des yeux, des lèvres… et surtout disparition des tâches sur la poitrine digne d’un produit cosmétique miracle.

Les retouches de photos servent aussi promouvoir facilement un régime amaigrissant ou une méthode soi disant miracle pour perdre du poids. C’est le cas des campagnes publicitaires avec les photos avant et après l’utilisation d’un produit. Voici un exemple poussé à l’extrême de photos susceptibles d’être présentées dans une campagne publicitaire minceur et réalisé par l’entreprise Semos, qui propose des cours de photoshop.

IMG 9987

A la vue de ces photos, nous pouvons nous rendre compte que nous apprécions le reflet totalement virtuel de la personne qui a été prise en photo. Nous sommes déjà très loin de l’état normal de cette personne.

Les comportements à risque

Les comportements sont principalement liés à la volonté de maigrir avec la pratique des régimes amaigrissants, la consommation habituelle de produits manufacturés light ou allégés, et la prise de médicaments. Ils aboutissent au développement de problèmes de santé à plus ou moins long terme. L’actualité de ces derniers mois le confirme bien.

Le grand public a entendu parler des problèmes engendrés par les régimes amaigrissants avec la parution du rapport de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (anses) sur « les régimes amaigrissants : des pratiques à risque » au mois de novembre 2010. Ce rapport met en évidence l’inefficacité des régimes amaigrissants à la mode, les déséquilibres alimentaires qu’ils génèrent et leurs risques pour la santé.

Les problèmes de santé et de comportement, liés à l’usage des médicaments dans le but de maigrir, ont aussi fait la une des médias avec le cas du Mediator®. De plus, les spécialistes comme le Pr Jean-Paul GIROUD, professeur de pharmacologie clinique et membre de l’Académie Nationale de Médecine, nous font bien comprendre dans plusieurs articles consacrés à ce scandale sanitaire que le cas du Mediator® ne représente que la partie émergée de l’iceberg.

De plus, la vision irréaliste des critères de beauté est très perverse psychologiquement. En effet, toutes ces photos truquées contribuent à façonner l’image que les hommes et les femmes ont d’eux-mêmes. Notre population souffre de ces images : stress permanant, dévalorisation de soi de ne pas entrer dans les critères de beauté dictés, culpabilisation, comportements à risques (régimes, médicaments, chirurgie) et parfois anorexie.

Quel constat ?

Les photos que nous voyons sont truquées. Et pourtant ces photos, qui dictent nos comportements dans le domaine de la beauté, finissent par être très éloignées de ce qu’elles devraient être sans artifice. La course à l’amaigrissement est donc induite par la volonté de ressembler à du virtuel. Le pire est que certaines modifications présentent des stéréotypes de la beauté humaine totalement irréalistes (aucun pli sur le ventre lorsqu’on est assis avec le buste penché vers l’avant, un bras ou une jambe plié qui ne provoque pas le dépassement du moindre morceau de chair à l’endroit où les tissus sont comprimés…).

Un nouveau miracle de l’informatique : nous cherchons à ressembler à du virtuel. Merci photoshop, merci aux dictats de la beauté imposés par les médias. La volonté de nous montrer des images parfaites, sans la moindre imperfection, aucune ride, pas de bouton ni de grain de beauté ou encore de taches. Retouche des couleurs, des formes, de l’environnement autour de la personne photographiée. Vous pensez regarder des mannequins sublimes alors que rien n’est vrai. Vous êtes souvent aussi bien que ces personnes sans maquillage ni trucage. Les mannequins sont peut-être choisis parce qu’ils sont photogéniques. C’est là éventuellement la seule petite différence entre eux et vous, mais grâce à l’informatique, quelle importance. Pour illustrer mes propos, voici la transformation de la photo d’une personne comme vous et moi qui passe, en quelques minutes du statut de personne normale à mannequin.

IMG_9994.JPG  

Revenons dans la réalité et apprenons ou réapprenons à avoir des comportements adaptés vis-à-vis de notre corps. Ce que nous faisons endurer à notre corps et à notre psychisme est bel et bien réel. Quand des problèmes de santé se développent ou que vous avez pris 20 à 30 kg après avoir effectué une vingtaine de régime en l’espace de 15 ans, ce n’est pas un coup de stylet sur un ordinateur qui les fera disparaitre. Il en est de même lorsque l’estime de soi est au plus bas ou que vous êtes devenus vraiment dépressif en raison de l’image que vous avez de votre corps.

 

                                          

Pour en savoir plus :

 Les produits light ou allégés favorisent la prise de poids 

Les dangers des régimes hyperprotéines 

Pour finir sur le virtuel, voici une vidéo de 3 minutes, que vous connaissez peut-être déjà, montrant la réalisation des trucages de photos par Photoshop : 

                                    

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 08:09

Tel est le résultat avancé par une étude récente de la Harvard Medical School. Les chercheurs ont analysés de nombreux régimes amaigrissants et leurs conclusions montrent qu’un régime amaigrissant sort du lot. Je vais vous parler aussi d’une méthode totalement nouvelle qui devrait faire beaucoup de bruit dans l’avenir.

Une révolution pour votre ligne

Le fameux régime a permis à 832 personnes suivies pendant 2 ans de perdre en moyenne 18,3 kg. Leur IMC moyen avant le régime était de 29,7 et 2 ans après de 22,4. La perte de poids à court terme, au bout de 3 mois, était de 12,2 kg en moyenne. Cet amaigrissement rapide est très intéressant mais ce qui a retenu l’attention des chercheurs c’est le maintien du poids à long terme. Alors quel est ce nouveau régime ? A la grande surprise des chercheurs, il n’est pas vraiment privatif. Il suffit de diminuer légèrement l’apport calorique en limitant fortement les graisses au cours d’un des trois repas principaux de la journée. Il est possible de continuer à manger ce que l’on aime à condition d’avaler chaque jour pendant 3 mois une gélule de carinéine. La carinéine est une molécule récemment découverte qui possède la propriété d’augmenter de manière importante du métabolisme. Par conséquent, une perte de poids rapide s’observe dans les premiers mois avant que le métabolisme se régule.

La méthode encore à l’étude dépend, quant à elle, de la thérapie génique. Les résultats sont très impressionnants, moins 3 à 5 kg par mois. Cette méthode, qui va être disponible d’ici 1 à 2 ans, consiste tout d’abord à réduire l’activité des enzymes digestives des glucides complexes et des lipides. Par conséquent, l’organisme absorbe beaucoup moins de calories. L’intérêt de cette méthode est de ne pas avoir à vraiment changer son mode alimentaire. Cependant, quelques changements sont les bienvenus pour améliorer encore la situation, comme de consommer plus de fruits et de légumes pour leurs apports en fibres, vitamines et minéraux. Les chercheurs soulignent un fait rare dans le domaine de l’amaigrissement avec des techniques médicales, tous les tests effectués sur les animaux puis sur les hommes n’ont révélés que des symptômes mineurs et transitoires au début (ballonnement, gaz, diarrhées et quelques douleurs abdominales). La science détient peut-être une véritable révolution en matière d’amincissement.

Les miracles n’existent pas

Comme vous l’avez peut-être compris les paragraphes précédent sont inventés de toutes pièces et représentent un canular ou une arnaque si quelqu’un essaie de vous les vendre. C'est très tentant de croire à de telles promesses. Le régime miracle n’existe pas et la méthode médicale non plus. Il ne faut pas se leurrer, perdre du poids sans faire le moindre effort et maigrir durablement sans accepter de changer durablement ses habitudes alimentaires et de vie ne sont pas des choses biologiquement réalisables. Ce sont des slogans très vendeurs, des arguments marketing, mais la seule chose que vous risquez de perdre c’est votre argent. Certaines méthodes promettent même de perdre jusqu’à 20 ou 25 kilos en 2 mois tout en ayant le droit de manger ce qu’il vous plait. Il faut être sérieux, ce n’est pas possible ou alors ça veut dire que vous êtes malade ou que vous risquez fortement de le devenir.

La présentation des produits et méthodes d’amaigrissement sont souvent douteuses et mensongères. Quand on s’y attarde un peu, on peut se rendre compte que les promesses ne sont pas réalisables. Les tests sont souvent effectués sur une cinquantaine de personnes choisies spécialement par les testeurs. Il ne s’agit donc généralement pas de la population générale, mais d’une catégorie très restreinte d’individus. De plus, les plans alimentaires sont souvent très stricts (horaires, quantités, qualité). Enfin, vous vous rendrez compte que pour les produits amaigrissants, il est mentionné « dans le cadre d’une alimentation équilibrée », ce qui avoue de manière très discrète qu’ils ne fonctionnent pas si vous mangez ce qu’il vous plait.

Vers une perception nouvelle de l’amaigrissement

La perte de poids n’est pas une course. Il faut arrêter de chercher par tous les moyens à maigrir rapidement voire très rapidement car certains régimes et produits amaigrissants sont vraiment dangereux. Les résultats montrent bien que c’est souvent la meilleure façon de reprendre les kilos perdus au cours des régimes et de fragiliser sa santé à long terme après 20 ou 30 ans de régimes. Ces résultats néfastes sur le poids et la santé ont été évoqués pour la première fois au grand public par le rapport de l’anses (agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail) en novembre 2010.

Il ne faut pas brûler les étapes. Mincir représente une décision importante pour laquelle nos comportements quotidiens sont déterminants. Les meilleurs résultats sur le long terme, plusieurs années après la perte de poids, sont obtenus avec un amaigrissement progressif sur la durée. A titre indicatif, il n’est pas nécessaire de vouloir perdre plus de 2 kilos par mois, soit 500 grammes par semaines. Les Objectifs préconisés par la grande majorité des médecins et nutritionnistes représentent une perte de 5 à 10% du poids de départ en 3 à 6 mois. Bien évidemment, la vitesse peut être plus ou moins rapide en fonction de l’âge, du poids de départ, du sexe, du plaisir de vivre le nouveau mode alimentaire ou à l’inverse du stress liés aux changements, de l'état de santé, de l’activité physique, des activités sociales, du soutien de ses proches…

Dans la perspective d’une perte de poids efficace suivie par une stabilisation, il ne faut pas se voiler la face. Une réforme durable sur le plan alimentaire et plus largement sur celui de l’hygiène de vie est nécessaire. Cela ne veut pas dire que nous devons vivre comme des ascètes et ne plus jamais craquer pour du chocolat, une sucrerie ou encore du fromage, mais simplement qu’il faut établir un équilibre alimentaire global et le conserver toute sa vie. C’est la condition sine qua non pour éviter de reprendre du poids et de rentrer dans le cercle vicieux de l’effet yoyo tant redouté des personnes qui désirent mincir.

Pour atteindre son objectif, un apprentissage ou un réapprentissage d’une alimentation saine est indispensable. Les bases fondamentales de l’alimentation adaptée à la physiologie humaine doivent être respectées pour une efficacité durable sur le poids et la santé. Au-delà de l’alimentation, l’approche doit être globale et doit comporter l’activité physique, mais aussi les composantes environnementales, comportementales (relation aux aliments), psychologiques (notion de plaisir, limiter le stress…).

L’aide d’un professionnel est souvent importante pour se fixer un objectif réalisable, pour comprendre que le plus difficile est souvent de stabiliser son poids après la perte et que la précipitation n’est pas un gage de réussite. Il vous aidera à atténuer vos mauvaises habitudes du quotidien, à adapter votre nouvelle alimentation à vos besoins et à vos contraintes. Il vous sera aussi d’un grand soutien pour vous faire accepter que certaines périodes soient plus difficiles que d’autres et surtout il vous aidera à les gérer. Ce sont les moments où vous êtes le plus vulnérable, susceptibles de vous culpabiliser et de vous décourager puis de renouer avec vos mauvaises habitudes antérieures.

Votre nouveau mode alimentaire doit vous permettre :

·         d’obtenir une donne digestion,

·         de permettre une nutrition efficace de votre corps,

·         de manger à satiété,

·         de vous donner du plaisir,

·         de limiter la frustration et le sentiment de privation.

En résumé, l’efficacité ne s’obtient pas en ayant une alimentation idéale ou très restrictive pendant 5 ou 10 jours puis en laissant tout tomber pour retourner à ses anciennes habitudes, mais en établissant un mode alimentaire global sain malgré des écarts. L’élément le plus important est la constance. Plus vous êtes constant dans les règles hygiéno-diététiques établies, plus il est facile d’obtenir des résultats durables.

 

A voir aussi : Les produits light ou allégés favorisent la prise de poids

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:09

Si on se détendait avant de manger

 

Nous vivons dans un monde où vitesse, stress et émotions nous submergent. Généralement, nous cherchons du « (ré)confort et du calme » dans la nourriture, mais ce comportement aboutit à une mauvaise alimentation. Nous mangeons de manière compulsive, nous absorbons des quantités bien supérieures à nos besoins, nous prenons nos repas dans la précipitation, nous n’apprécions pas ce que nous mangeons, nous digérons mal, nous sommes portés vers les aliments gras et sucrés.

Au lieu de se jeter directement sur la nourriture pendant le travail ou juste après le travail, il est préférable de retrouver un certain calme intérieur avant de manger. Prendre 10 à 20 minutes pour se détendre avant un repas n’est pas du temps perdu. Il s’agit plutôt de prendre soin de soi. De retour à la maison après le travail :

  • prenez une douche,
  • changez de vêtements pour revêtir une tenue décontractée,
  • occupez-vous de vos animaux,
  • asseyez-vous dans un fauteuil, fermez les yeux et respirez calmement,
  • ou toute autre activité qui vous permet de vous relaxer et de vous détendre.

Tous ces comportements aident à se détendre, à atténuer le stress de la journée, à apaiser les émotions, tout simplement à se mettre dans de bonnes conditions pour manger.

Je parle d’abord du diner car ce repas est généralement prit chez soi et qu’il peut être plus facilement précédé d’un moment de détente. Le repas du midi, quant à lui, pose souvent plus de difficultés pour se détendre et pour prendre leur temps de manger. Beaucoup de personnes font une partie ou la totalité de leurs déjeuners les jours où elles travaillent sur le lieu même de leur activité professionnelle. Le problème de temps est la principale contrainte rencontrée. Lorsque le temps pour manger est vraiment très court, maximum 20 minutes, il est souvent compliqué de pouvoir se relaxer avant le repas puisque ce dernier débute à peine le travail finit. Dans ce cas, il faut faire au mieux, essayer de ne pas avaler chaque bouchée et faire un effort de mastication. Le repas du soir doit alors être privilégié pour améliorer son alimentation. La contrainte de temps n’étant plus présente, ce repas doit être convivial et précédé d’un bon moment de détente afin d’en profiter au maximum. Pour les personnes qui possèdent plus de temps pour leur déjeuner, se détendre quelques minutes entre la fin du travail et le début du repas, en prenant l’air par exemple, permet de se mettre dans de bonnes dispositions pour le repas. Et si vous en êtes capables et que vous avez la possibilité de ne pas parler de votre travail pendant que vous mangez, c’est encore mieux car l’évoquer ou même y penser, est souvent synonyme stress.

Etre calme et détendu avant un repas permet de prendre plus de plaisir à manger puisque vous mastiquez plus les aliments, vous profitez donc plus des goûts et saveurs. Comme vous prenez plus le temps de manger, la sensation de satiété arrive alors que vous avez consommé des quantités alimentaires plus faibles. Se détendre avant un repas aide à limiter la suralimentation.

Un stress important ainsi que les émotions demandent beaucoup d’énergie. C’est autant d’énergie qui est indisponible pour la digestion. Quand l’organisme manque d’énergie, le repas est mal digéré : nous ressentons une digestion lourde, nous sommes fatigués et nous nous endormons après le repas, nous avons des troubles digestifs et surtout la nutrition du corps est mauvaise.

En résumé :

Moins de stress et d’émotions au moment des repas permettent d’obtenir une normalisation des comportements alimentaires (moins de pulsions, moins d’excès, plus de plaisir, on mange à la place de se goinfrer). C’est aussi prendre soin de soi en prenant un peu de temps pour soi et en subissant un peu moins les évènements.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 17:03

Etre acteur de sa santé

 

           Cette phrase est de plus en plus à la mode et pour cause. D’un côté, l’assurance maladie récence chaque année plus de malades que l’année précédente. En 2003, l’OMS révélait que la prévalence mondiale des maladies chroniques était de 46% pour l’année 2001 [1], et ses estimations laissent présager qu’en 2020 elle sera de 57% [2]. Plus clairement, environ un être humain sur deux est aujourd’hui atteint d’une maladie chronique. De l’autre, toutes les équipes scientifiques qui se penchent sur la question s’aperçoivent de l’importance d’une hygiène de vie saine dans la prévention et l’amélioration des maladies.

           Sachant que nous sommes responsable en grande partie de notre hygiène de vie (tous les paramètres sur lesquels nous pouvons influer), nous sommes donc acteur de notre santé. Je ne dis pas que les personnes qui sont malades choisissent d’être malade, mais que nous avons tous les jours la possibilité d’améliorer notre état de santé.

Tout d’abord, nos choix éclairés en matière d’alimentation. S’éloigner des produits industriels est une très bonne chose car ils sont généralement gras, sucrés, salés, contiennent des aliments raffinés (farine blanche, huile extraite à chaud ou avec des solvants ou encore hydrogénée). Ils ne possèdent pas ou très peu de vitamines et de sels minéraux, ils contiennent très souvent des additifs alimentaires et des produits chimiques. Ils ne peuvent pas entretenir une bonne santé.

           Redécouvrir les fruits et les légumes. Les recommandations officielles françaises parlent de manger au moins 5 fruits et légumes par jours soit environ 400 grammes, et les recommandations les plus élevées sont de dix par jours soit 800 grammes. Une chose est sûre, nous n’en consommons pas assez. A peine 12% de la population française en mange quotidiennement 5 par jours. Et pourtant nous en avons un grand besoin. Presque tous les français sont déficitaires en un ou plusieurs sels minéraux et/ou vitamines. Il est observé des déficits en ces éléments dans la plupart des situations pathologiques, surtout dans les états chroniques.

           Pour rester dans le domaine alimentaire, il est important de ne pas faire des mélanges que notre corps n’arrive pas à digérer. Seuls les nutriments que nous assimilons peuvent nous être bénéfiques. Avoir une alimentation trop complexe ne permet pas d’obtenir une bonne digestion donc une bonne assimilation. Ainsi la nutrition de l’organisme est loin d’être optimale.

           Ensuite, nous devons écouter notre corps. Lorsque nous sommes fatigués, nous devrions augmenter la durée de notre sommeil à la place de prendre des stimulants, comme le café, pour lutter contre la fatigue. Notre corps produit des hormones à certaines heures, indispensables au bon fonctionnement du corps. Si nous ne dormons pas à des heures physiologiques, la production d’hormone est plus faible et notre récupération moins bonne. C’est le cas de la mélatonine, qui est produite de manière plus importante pendant la nuit avec la diminution de la luminosité. En restant réveillé tard dans une lumière franche, la sécrétion de mélatonine est réduite.

           Notre corps a également besoin d’activité physique. Selon l’OMS, en 2002, 60 à 85% de la population mondiale était trop sédentaire, pays développés et en voie de développement confondus [3]. Une enquête de l’OMS montre qu’entre 1960 et 2010, la distance moyenne parcourue par un français serait passée de 7km à 300 mètres par jour. Les études réalisées sur l’activité physique montrent qu’un effort physique comparable à 5 km de marche quotidienne serait nécessaire pour avoir un impact vraiment favorable sur la santé. [4]. C’est pourquoi la FAO et l’OMS recommandent 30 minutes minimum de marche par jour et conseillent même de marcher pendant une heure. L’activité physique permet de maintenir un bon tonus musculaire, une bonne qualité musculaire, mais ce n’est pas tout. Elle engendre un meilleur équilibre hormonal favorisant le bon fonctionnement du corps. Elle provoque une dépense énergétique saine qui participe à une bonne récupération. L’activité physique est responsable d’une bonne oxygénation de l’organisme, chose très importante puisque toutes nos cellules ont besoin d’oxygène pour fonctionner et qu’un manque entraine le ralentissement de leur activité.

           La respiration est également essentielle à notre vie puisque sans oxygène nous mourrons. Sans aller jusqu’à cette extrémité, une oxygénation insuffisante de l’organisme entraîne un ralentissement de ses fonctions. Beaucoup de personnes sont sous-oxygénées en raison d’un manque d’activité physique et d’une respiration incomplète. L’activité physique, même modérée, nous oblige à absorber plus d’oxygène et par l’augmentation du débit sanguin, elle améliore la disponibilité en oxygène pour les cellules. La respiration est incomplète généralement parce nous n’utilisons pas correctement notre diaphragme. Il ne faut pas respirer que par la poitrine mais aussi par le ventre ; au cours de la respiration normale le ventre se gonfle à l’inspiration et se dégonfle à l’expiration. La respiration par le ventre est bien plus ample et complète, elle permet d’absorber un volume d’oxygène bien plus important. Ce sont les personnes stressées qui respirent peu ou très peu par le ventre car le stress, surtout prolongé, engendre une crispation musculaire qui limite le mouvement naturel du diaphragme. Comme le stress et la respiration sont liés, l’amélioration de sa respiration a un effet favorable sur l’intensité du stress ressenti. Enfin, la respiration peut aussi être incomplète parce que la musculature au niveau de l’abdomen et des côtes n’est pas assez développée et tonique, d’où l’importance de l’activité physique.

           La relaxation concerne tous les moments de détente et de repos que nous pouvons avoir (sommeil, sieste, détente dans un endroit calme et apaisant, la contemplation d’un paysage agréable, l’écoute d’une musique calme, la pratique d’une activité calme comme le dessin, la broderie…). La relaxation est aussi importante que l’activité. Elle permet d’atténuer le stress, de se détendre, de régénérer l’énergie de l’organisme et de fournir un équilibre avec la vie moderne qui se déroule à toute vitesse. Notre corps a besoin d’un équilibre entre activité et relaxation pour pouvoir bien fonctionner et que nous ressentions un bien-être. Malheureusement, avec notre le mode de vie moderne nous cherchons toujours aller plus vite. Dans les moments où nous pouvons nous détendre, nous vivons souvent dans le stress parce que nous nous fixons des choses à faire ou des objectifs qui ne nous permettent de ralentir cette vie accélérée et de prendre un peu de temps pour soi.

           Les activités épanouissantes sont très bonnes pour notre équilibre. Parmi ces activités nous trouvons la peinture, le dessin, la musique, le jardinage, le modélisme, le travail avec les animaux… Elles permettent de se libérer l’esprit d’une partie de ses tracas, de se sentir globalement moins stressé. Elles sont une source de satisfaction et elles peuvent être très valorisantes, aspect très important dans notre société où nous avons tant de difficultés à dire ou à récompenser quelqu’un quand il réalise de belles choses. Intégrer des activités épanouissantes dans son emploi du temps permet tout simplement de se sentir mieux, d’obtenir une bouffée d’oxygène dans une vie parfois oppressante.

           La gestion du stress est un comportement trop souvent négligé. Le stress est un état normal nous permettant de mieux réagir face à une situation compliquée. Nous sommes tous soumis au stress, mais le problème survient lorsqu’il devient excessif et qu’il se prolonge dans le temps. A ce moment là, le stress affaiblit l’organisme et il peut avoir une part importante de responsabilité dans le développement des maladies. Apprendre à gérer son stress est donc capital. Pour cela, la technique la plus simple consiste à respirer amplement et calmement par le ventre quand le stress commence à vous submergé et/ou que vous avez des difficultés à vous contrôler. Un autre moyen pour atténuer son stress consiste à prendre du recul sur les évènements et à se rendre compte des choses vraiment importantes (la santé, la possibilité de manger à sa faim, avoir une famille, des amis…). Vous vous apercevrez ainsi que plus de la moitié du stress que vous générez provient de situation d’importance modérées voire faibles. La communication est un paramètre essentiel pour limiter les situations stressantes. En s’expliquant, et non en rentrant en conflit, on arrive à désamorcer des états de stress très importants ou à éviter qu’ils le deviennent. Jacques SALOME a écrit de nombreux ouvrages sur la communication pour pouvoir se libérer du stress engendré par des évènements mal vécus et éviter d’en générer de nouveaux [5]. Réaliser une rupture entre sa vie professionnelle et familiale permet également de détendre et de limiter le stress. Des petits rituels peuvent être instaurés en rentrant du travail pour pouvoir ensuite pleinement profiter de la vie extraprofessionnelle. Vous pouvez vous prendre une douche en rentrant du travail, vous déshabiller et revêtir une tenue décontractée, passer un petit moment dans votre jardin…

 

           Tous ces éléments et comportements, ainsi que certains autres comme l’exposition au soleil, le contact avec la nature (forêt, bord de mer, montagne…), respirer un air pur, boire une eau vitalisante, se respecter…, sont essentiels pour tendre vers une meilleure santé et un véritable bien-être.

           Les maladies ne surviennent pas par hasard. Dans la plupart des cas, notre hygiène de vie joue un rôle très important dans leur développement. Beaucoup de personnes deviennent malades chroniques après des décennies de comportements fragilisant leur organisme. Par conséquent, devenir acteur de sa santé est essentiel ; cela nous responsabilise face à nos comportement et à leurs impacts sur notre santé. C’est percevoir que prendre soin de soi ne veut pas dire se mettre plein de crème sur le corps, avaler beaucoup de pilules et de compléments alimentaires ou encore manger des produits allégés, en ne changeant rien à son à son mode de vie.

           Cette présentation n’est pas destinée à faire de nous des acètes, à nous désocialiser. Elle doit nous faire prendre conscience qu’il existe plein de petites choses que nous pouvons effectuer au quotidien pour améliorer notre état général, sans pour autant avoir une vie complètement différente. Mais aussi que les changements superficiels n’ont généralement que très peu d’impact. C’est par une modification globale plus importante que nous obtenons de bons résultats améliorant ainsi notre état.

           En résumé, être acteur de sa santé revient à prendre soin de son corps (santé, bien-être, estime de soi, valorisation de soi, élimination des tensions parasites…) dans le but principal de se respecter. Avoir du respect pour soi, pour son organisme, est primordial pour vivre dans de bonnes conditions, pour respecter les autres et leur travail, pour moins polluer autour de nous ou encore pour moins détruire la vie sur la planète (déforestation, diminution de la biodiversité…).

[1] http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2003/pr20/fr/index.html

[2] OMS, série de rapports techniques 916. Régime alimentaire, nutrition et prévention des maladies chroniques. p4 ou p18 du document PDF : http://www.who.int/nutrition/publications/obesity/WHO_TRS_916_fre.pdf

[3] http://www.who.int/mediacentre/news/releases/release23/fr/

[4] vu sur le site de l’inserm, http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/2010/06/mardi-22-juin-2010.html

[5] site de Jacques Salomé : http://www.j-salome.com/01-info/accueil.php

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Raphaël - dans hygiène de vie
commenter cet article